Les oligo-éléments ... (Source : Reverdy)

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Les oligo-éléments ... (Source : Reverdy)

Message par Jean le Ven 08 Avr 2016, 21:59

MINÉRAUX
La gamme REVERDY propose des aliments offrant une couverture optimale des besoins en tous ces éléments quelque soit l’âge ou l’activité de votre cheval.

CALCIUM ET PHOSPHORE

Principales fonctions
Ces 2 éléments sont particulièrement impliqués dans le développement et la robustesse du squelette. De plus, le calcium a une fonction extra-osseuse fondamentale et variée dans l’organisme (perméabilité membranaire, contraction musculaire, excitabilité neuromusculaire, coagulation sanguine, activation de nombreuses enzymes, etc.) tandis que le phosphore est nécessaire au transfert d’énergie (ATP) et à la synthèse de phospholipides ou encore de nucléotides constitutifs de l’ADN.
Recommandations
La bonne minéralisation de l’os impose de satisfaire les trois règles suivantes :
- apports suffisants de calcium et de phosphore assimilables ;
- rapport phospho-calcique de la ration totale (foin + aliment) bien adapté : vers 1,5 à l’entretien et en reproduction, vers 1,8 en croissance et au travail ;
- fourniture satisfaisante de vitamine D, sans excès.
Le rapport phospho-calcique de la ration totale (foin + aliment) est un critère à vérifier systématiquement pour prévenir l’apparition d’affections osseuses. Dans tous les cas, il doit rester supérieur à 1 afin d’éviter la sensibilité aux fractures, et inférieur à 3 car au-delà, il gêne nettement l’assimilation des oligo-éléments (fer, cuivre, etc.).
Déséquilibre phospho-calcique
Un excès relatif de phosphore par rapport au calcium, dû au large emploi des céréales seules (tradition de l’avoine exclusive notamment) et/ou d’issues de meunerie (son de blé), avec l’effet aggravant de la forme organique du phosphore (acide phytique), est susceptible de générer de l’ostéofi brose, connue sous le nom de « maladie de la grosse tête » (épaississement des os de la face) . Elle se manifeste par une déminéralisation osseuse rendant le squelette fragile, douloureux, sensible aux suros, aux déformations, aux fractures, etc.
Malheureusement, même si ce problème est connu depuis des siècles, il n’en demeure pas moins fréquent et dangereux chez le cheval. 

MAGNÉSIUM

Principales fonctions
Il s’agit d’un élément majeur qui intervient dans la plupart des fonctions physiologiques : il participe au métabolisme des glucides, des lipides et des protides, stimule les défenses immunitaires, atténue les réactions allergiques et inflammatoires, participe au bon fonctionnement du système neuro-musculaire et ostéo-articulaire, et agit comme sédatif du système nerveux.
Recommandations
Les recommandations d’apports pour un cheval dont le poids adulte sera de 500 kg sont en moyenne de 10 g par jour quelque soit le stade physiologique (entretien, croissance , reproduction ou travail) sachant qu’elles peuvent atteindre 20g par jour chez les chevaux en travail intensif.
Risques de carence
La carence en magnésium est rare car les fourrages (sauf herbe jeune) en sont bien pourvus. Cependant, les besoins sont augmentés dans les cas suivants :

  • rations excédentaires en calcium qui diminuent l’absorption du magnésium au niveau de l’intestin grêle ;
  • rations hyperazotées puisque le magnésium contrecarre la toxicité de l’ammoniac sanguin ;
  • régimes enrichis en graisses, notamment en lipides saturés car ces derniers favorisent la formation intra- digestive de savons de magnésium insolubles et indigestes.



ZINC

Principales fonctions
Le zinc (Zn) est présent dans l’organisme associé à plusieurs enzymes qui ont un rôle important concernant :

  • l’ossification : protection contre les troubles ostéo-articulaires ;
  • la reproduction ;
  • le système immunitaire ;
  • l’intégrité des téguments (peau,etc.) ;
  • la production d’une corne d’excellente qualité, en synergie avec le cuivre, les vitamines A et B8 (biotine).


Recommandations
Les recommandations vont de 40 à80 mg/kg de matière sèche (ration totale) par jour en fonction du stade physiologique sachant que les jeunes en croissance ont les besoins les plus importants. De plus, il est important de tenir compte du rapport Zinc/Cuivre qui serait optimal vers 2,5-3.
Risques de carence
Les fourrages étant insuffisamment pourvus en zinc (foin de prairie permanente de 1ère coupe = environ 30mg/kg de matière sèche), le risque de carence est important. Par conséquent, l’aliment distribué doit être bien pourvu en cet élément, surtout pour les jeunes en croissance mais aussi pour les juments en fin de gestation. En effet, durant cette période, le foetus stocke du zinc (tout comme du cuivre, du manganèse et du fer) dans son foie qu’il utilisera ensuite durant les premiers mois de sa vie. Cette stratégie de mise en réserve permet de compenser le déficit du lait maternel en cet élément. Ainsi, en couvrant correctement les besoins des poulinières en fin de gestation, on contribue à une meilleure prévention de l’ostéochondrose chez les futurs poulains.

CUIVRE

Principales fonctions
Le cuivre détient un rôle important à plusieurs niveaux dans l’organisme :

  • développement et résistance de l’os = « colle d’os » ;
  • prévention de l’ostéochondrose ;
  • facteur anti-anémique ;
  • coloration des poils foncés ;
  • élaboration des phanères (poils, corne) ;
  • synthèse des fibres d’élastine (composition voisine du collagène) dont dépendent les propriétés mécaniques des gros vaisseaux, des tendons, etc.


Recommandations
Les recommandations vont de 10 à30 mg/kg de matière sèche (ration totale) par jour en fonction du stade physiologique sachant que les jeunes en croissance ont les besoins les plus importants.
De plus, il est important de tenir compte du rapport Zinc/Cuivre qui serait optimal vers 2,5-3.
Risques de carence
Les fourrages étant insuffisamment pourvus en cuivre (foin de prairie permanente de 1ère coupe = environ 5 mg/kg de matière sèche), le risque de carence est important. Par conséquent, l’aliment distribué doit être bien pourvu en cet élément, surtout pour les jeunes en croissance mais aussi pour les juments en fin de gestation. En effet, durant cette période, le foetus stocke du cuivre (tout comme du zinc, du manganèse et du fer) dans son foie qu’il utilisera ensuite durant les premiers mois de sa vie. Cette stratégie de mise en réserve permet de compenser le déficit du lait maternel en cet élément. Ainsi, en couvrant correctement les besoins des poulinières en fin de gestation, on contribue à une meilleure prévention de l’ostéochondrose chez les futurs poulains.
À PROPOS DES FORMES D’APPORTS DE CUIVRE ET DE ZINC

Les oligo-éléments Cuivre et Zinc sont désormais apportés sous 
forme « Hydroxy » dans les aliments REVERDY. Ces deux éléments sont transportés au sein d’une molécule de structure cristalline, ce qui lui confère une bonne stabilité. Ainsi, le cuivre et le zinc ne sont pas à l’état libre comme c’est le cas avec les formes sulfates (formes traditionnelles d’apports). Ils ne peuvent donc exercer leur effet pro-oxydant au sein de l’aliment. Aussi, ces formes « Hydroxy » permettent donc de préserver les vitamines de façon optimale.
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De plus, le cuivre et le zinc présentent une meilleure biodisponibilité sous la forme chlorure tri hydroxyde et sont donc mieux assimilés au niveau de l’intestin grêle. Spears et al., (2004) pour le cuivre et Shaeffer et al., (2006) pour le zinc ont montré que :

  • les teneurs sanguines (plasmatiques) de ces deux éléments sont augmentées de 15 à 20 % en moyenne par rapport aux formes sulfates ;

  • le cuivre et le zinc sont mieux stockés dans les organes tel le foie où les concentrations sont multipliées par 2 environ. Cette mise en réserve supérieure est notamment intéressante chez la jument en gestation et plus particulièrement chez le foetus dont le stockage hépatique en oligo-éléments constitué in utero lui permettra de subvenir à ses besoins durant ses premières semaines de vie.



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MANGANÈSE

Principales fonctions
Le manganèse (Mn) a un rôle essentiel dans :

  • le métabolisme des glucides et des lipides ;
  • la synthèse de sulfate de chondroïtine nécessaire à la formation du cartilage ;
  • la fertilité.

[size]
Recommandations
Les recommandations sont identiques à celles du zinc et vont de 40 à80mg/kg de matière sèche (ration totale) par jour en fonction du stade physiologique sachant que les jeunes en croissance ont les besoins les plus importants.
Risques de carence
Le manganèse est généralement bien représenté dans les fourrages (foin de prairie permanente de 1ère coupe = environ 150 mg/kg de matière sèche). Toutefois, son absorption intestinale peut être entravée par les excès de calcium. Pourtant, la carence n’a pas été identifiée chez le cheval, alors qu’elle est bien caractérisée chez les autres mammifères.[/size]

FER

Principales fonctions
Le fer (Fe) est l’élément le plus fréquemment associé à l’effort musculaire. Etant donné qu’il entre dans la composition de l’hémoglobine, il contribue au transport de l’oxygène dans tout le corps via les globules rouges et joue un rôle majeur dans la respiration cellulaire*, ce qui est primordial à la réalisation d’un effort musculaire.
Recommandations
Les recommandations vont de 40 à50 mg/kg de matière sèche (ration totale) par jour.
Risques de carence
Les fourrages étant généralement très riches en fer (1kg d’herbe déshydratée = 525 mg de fer ! ; INRA, 2004) l’éventualité de la carence est exclue. Une carence en fer entraîne une anémie (diminution de la concentration sanguine en hémoglobine). Cependant, la réciproque n’est pas vraie, c’est à dire qu’une anémie n’est que rarement synonyme de carence en fer ! En effet, l’anémie est plus souvent secondaire à un syndrome inflammatoire chronique ou à une infection évoluant à bas bruit qu’à une carence en fer. En effet, les anémies vraies sont rares chez le cheval athlète à l’exception des chevaux :

  • fortement parasités ;
  • qui souffrent d’ulcères gastriques entraînant des pertes sanguines ;
  • qui souffrent de saignements pulmonaires induits à l’effort sévères.



Excès d’apports
Chez les chevaux de compétition, il faut davantage redouter les excès résultant d’une supplémentation abusive en fer dans le vain espoir de rehausser la quantité de globules rouges et, ainsi d’augmenter le niveau de performances sportives.
Cette pratique n’est pas justifiée chez le cheval. En effet, Lawrence et al. (1987) n’ont pas réussi à démontrer une augmentation du taux d’hémoglobine, de l’hématocrite ou du fer sanguin chez des chevaux supplémentés avec de fortes doses de fer.
Enfin, de fortes supplémentations en fer peuvent avoir des conséquences néfastes:

  • affectent la disponibilité d’autres minéraux présents dans la ration, tel le zinc le cuivre ou le manganèse ;
  • accélèrent l’usure métabolique de la vitamine E et prédisposent ainsi aux lésions musculaires ;
  • exposent à une baisse d’immunité(aggravée par les carences conditionnées en zinc et en vitamine E) et favorisent donc toutes les complications infectieuses.



IODE

Principales fonctions
Il entre dans la composition de la thyroxine (T4) et de la triiodothyronine (T3), deux hormones ayant des effets puissants sur la santé du cheval. Elles contribuent entre autres à :

  • la régulation thermique (importance de l’iode à la naissance) ;
  • l’utilisation des nutriments par les différentes cellules de l’organisme ;
  • la croissance en participant à l’édification et à la minéralisation de la trame osseuse ;
  • la reproduction.



Recommandations
Les recommandations vont de 0,1 à0,3mg/kg de matière sèche (ration totale) par jour sachant que les exigences en iode évoluent parallèlement à la sécrétion de thyroxine qui augmente avec l’intensité du métabolisme et à l’occasion de la lutte contre le froid.
Risques de carence
Le risque de carence est assez rare (foin de prairie permanente de 1ère coupe = 0,1 à 0,3mg/kg de matière sèche) sauf si la ration contient des facteurs antithyroïdiens notamment présents dans les choux ou le colza.
Dans tous les cas, il est conseillé d’apporter de l’iode dans la ration, surtout chez les juments en fin gestation, autrement on expose les nouveau-nés aux problèmes suivants :

  • mort à la naissance ou poulains très faibles qui ne parviennent pas à tenir debout ;
  • goitre (augmentation de la taille de la thyroïde) ;
  • poil piqué et terne.



Enfin, il semblerait que la carence en iode se manifeste par des troubles de la fertilité chez les juments. En effet, une étude (Kruzkova, 1968) a montré que des poulinières qui souffraient de cycles anovulatoires (sans ovulation) avaient répondu positivement à une supplémentation en iode.
Excès d’apports
Le cheval présente une très grande sensibilité aux excès alimentaires d’iode. La dose maximale acceptable d’après le NRC (1980) est 5 ppm, ce qui équivaut à 50 mg d’iode par jour pour un cheval standard consommant 10 kg de matière sèche.

SÉLÉNIUM

Principales fonctions
Le sélénium est un puissant anti-oxydant. Il a un rôle important dans :

  • le maintien de l’intégrité des membranes cellulaires ;
  • la croissance en contribuant à l’ossification, soit directement soit en renforçant la synthèse de la thyroxine ;
  • la reproduction ;
  • la réponse immunitaire, notamment concernant la quantité d’anticorps (IgG) présents dans le lait maternel.



Le sélénium (avec la vitamine E) protège toutes les cellules et plus particulièrement :

  • les globules rouges : réduit les risques d’hémolyse (destruction cellulaire) ;
  • les capillaires : prévient les micro-hémorragies et les oedèmes ;
  • le parenchyme des différents organes tels que le foie, le pancréas, etc ;
  • le muscle : limite les risques de « coups de sang ».



Recommandations
Les recommandations sont identiques à celles de l’iode et vont de 0,1 à0,3 mg/kg de matière sèche (ration totale) par jour.
L’apport de sélénium doit être optimal en particulier quand la ration est riche en acides gras polyinsaturés (apportés par les huiles) car ces derniers sont très sensibles à l’oxydation.
Carence en sélénium
Les fourrages étant très faiblement pourvus en sélénium (<0,1mg/kg de MS), la carence est possible et peut entraîner :

  • une myopathie (maladie musculaire = « Maladie du muscle blanc ») chez le poulain sous la mère, entrainant une faiblesse dans la locomotion, des difficultés à têter et à déglutir, une détresse respiratoire et une fonction cardiaque affaiblie ;
  • des lésions tissulaires aussi bien au niveau du système respiratoire que musculaire chez le cheval athlète.



Excès d’apports
L’intoxication apparaît à partir de 3 ppm, ce qui équivaut à 30 mg de sélénium par jour pour un cheval standard consommant 10 kg de matière sèche. Il s’agit d’une dose très faible, néanmoins, le coefficient de sécurité (dose utile/dose toxique) est de 10 environ, soit du même ordre que pour les autres oligo-éléments.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Bénéfices d’une supplémentation en L-sélénométhionine

À PROPOS DU SÉLÉNIUM ORGANIQUE 

Formes d’apport 

Comme nous l’avons expliqué précédemment, le sélénium est un puissant anti-oxydant, jouant un rôle majeur dans la protection de l’organisme. Il est donc impératif de couvrir les besoins du cheval de façon optimale.

Dans les aliments, le sélénium est généralement apporté sous deux formes :
- soit à l’état libre sous forme inorganique via le sélénite de sodium. Néanmoins, le sélénium est très peu disponible sous cette forme.
- soit via des levures enrichies en sélénium (« levures séléniées »). Dans ce cas de figure, le sélénite de sodium est au préalable incorporé dans des cultures de levures vivantes (Saccharomyces cerevisiae) qui vont capter le sélénium et l’intégrer dans des molécules organiques. Cette intégration se produit principalement au sein d’un acide aminé, la méthionine, où le sélénium va prendre la place d’un atome de soufre. La méthionine devient alors la L-sélénométhionine. Cette forme organique est très assimilable et représente la source d’apport la mieux stockée et la plus abondante dans l’organisme. Mais malheureusement, seulement 50 % environ du sélénium apporté via les levures séléniées sera absorbé sous forme de L-sélénométhionine (cf. figure ci-contre).

Aussi, afin d’assurer une couverture optimale des besoins en sélénium, nous utilisons désormais une nouvelle source d’apport composée à 100 % de L-sélénométhionine digestible.

Si l’animal doit faire face à des conditions de stress oxydatif important (effort musculaire intense, infection, etc.), le sélénium stocké sous forme de L-sélénométhionine pourra alors être mobilisé pour protéger l’organisme de façon optimale. En effet, il entre dans la composition d’une enzyme antioxydante fondamentale, la Glutathion peroxydase, dont l’action est complémentaire de la SOD et des Vitamines E et C.

Enfin, l’apport de sélénium organique 100 % digestible présente un intérêt chez les poulinières dans la mesure où cette forme est transférée de façon plus efficace dans le colostrum et le lait. Ainsi, en tant qu’antioxydant, il contribue à une meilleure santé du poulain sous la mère (lutte anti-infectieuse, prévention des myopathies acquises telle « la maladie du muscle blanc », etc.)

RÉCAPITULATIF DES APPORTS JOURNALIERS RECOMMANDÉS EN OLIGO-ÉLÉMENTS

en mg/kg de matière séche
de la ration totale (aliment + foin)
ENTRETIENPOULINIERESJEUNES EN
CROISSANCE
CHEVAUX
AU TRAVAIL
GESTATIONLACTATION
ZINC40 - 5050 - 6040 - 5060 - 8040 - 60
CUIVRE10 - 1515 - 2510 - 1520 - 3010 - 15
MANGANESE40 - 5040 - 6040 - 5060 - 8040 - 60
FER4040 - 50
IODE0,1 - 0,20,15 - 0,30,15 - 0,25
SELENIUM0,1 - 0,30,2 - 0,3


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Vitamines et minéraux (Source : site vétérinaire belge "CPIB vet"

Message par Jean le Sam 09 Avr 2016, 08:03

Vitamines et minéraux


Vitamines
Minéraux
Vitamines + minéraux
Vitamines + minéraux + toniques


Vitamines


Vitamine B
Vitamine D
Association vitamine A + vitamine D + vitamine E



L’administration de vitamines ne devrait jamais être effectuée de manière systématique mais devrait toujours être réalisée dans un but thérapeutique bien précis, considérant les besoins journaliers et les apports alimentaires. Il est également important de rappeler que pour certaines vitamines, le surdosage peut donner lieu à une intoxication; c’est en particulier le cas pour les vitamines A et D.


Vitamine B


Les vitamines traditionnellement classées dans le groupe B interviennent dans différents processus métaboliques. Ces vitamines sont essentielles au régime alimentaire de la plupart de nos animaux domestiques. Les ruminants font exception à la règle, leur flore ruminale fonctionnant comme source de vitamine B. Le déficit en vitamines du groupe B, qui se manifeste généralement sous forme de troubles nerveux et d’affections cutanées, apparaît rarement lorsque l’alimentation est bien équilibrée. Un apport supplémentaire, par mesure de précaution, pourrait garantir l’ingestion des besoins optimaux, nécessaires pour maintenir une production optimale. Les besoins optimaux varient en fonction des aliments ingérés, du stress et de l’état physiologique de l’animal. Une hypovitaminose B1 secondaire peut ainsi être induite par la prolifération de la flore productrice de thiaminase en cas d’acidification du rumen ou encore par l’ingestion simultanée d’un taux élevé de thiaminase. Les besoins en vitamine B6 sont augmentés dans un régime alimentaire riche en protéines, et sont plus élevés chez les porcs charcutiers que chez les animaux de reproduction. L’acide folique a un effet bénéfique sur la reproduction, car en empêchant la mortalité embryonnaire ou fœtale, il induit une augmentation des portées. L’utilisation de préparations associant différentes vitamines semble peu adéquate, même si le risque d’hypervitaminose est relativement faible pour ces vitamines hydrosolubles.



VITAMINE B 


COMPLEX Kela (Kela Lab) 
Notice via AFMPS -thiamine HCl (vit B1): 10 mg/ml
riboflavine phosphate de sodium( vit B2): 5,4 mg/ml
nicotinamide HCl (vit B3): 25 mg/ml
dexpanthénol (vit B5): 5 mg/ml
pyridoxine HCl (vit B6): 4 mg/ml
cyano-cobalamine (vit B12): 10 mcg/mlsolution injectable imPosologie:Su, admin unique:
- (jusqu'à 10 kg): 1 ml/5 kg
- (entre 10-50 kg): 1 ml/10 kg
- (> 50 kg, cochette, verrat incl), truie en lactation: 0,5 ml/10 kg
- truie gestante, verrat adulte: 0,25 ml/10 kgTemps d'attente: 0 jflacon 100 mlR/




Vitamine D


La vitamine D est un composé liposoluble indiqué dans la prévention et le traitement du rachitisme et de l’ostéomalacie, dans le traitement des états hypocalcémiques et dans la prévention de la fièvre de lait. Le 1,25-dihydroxy D3 régule l’absorption du calcium au niveau intestinal ainsi que l’incorporation et la mobilisation du calcium et du phosphore dans les os. On utilise généralement le cholécalciférol (Vit D3) qui, pour exercer son activité, doit être métabolisé au niveau hépatique en calcifédiol (25-hydroxy D3) et hydroxylé une nouvelle fois dans le rein en calcitriol (1,25-dihydroxy D3). L’intoxication à la vitamine D peut entraîner des calcifications anarchiques au niveau des tissus mous et en particulier les vaisseaux et les reins. Pour cette raison, on évitera l’administration de doses excessives et on fera systématiquement attention aux apports calciques.



DUPHAFRAL D3 1000 (Zoetis) 
Notice via AFMPS -vitamine D3: 1.000.000 UI/mlsolution injectable imPosologie:Bo: 10 ml (8-2 j avant la mise bas), répéter après 8 j si nécessaireTemps d'attente: 0 jflacon 10 x 10 mlR/



Association vitamine A + vitamine D3 + vitamine E

L’effet de la vitamine D a été décrit précédemment. La carence en vitamine E (tocophérol), associée ou non à une carence en sélénium, provoque des lésions musculaires dégénératives et des lésions vasculaires. La carence en vitamine E peut être à l’origine de myopathies chez diverses espèces (ex: myopathie dyspnée ou maladie du muscle blanc chez le veau). La vitamine E possède des propriétés anti-oxydantes et maintient ainsi l’intégrité cellulaire. Elle présente donc une activité analogue à celle du sélénium. Dans la mesure où il n’y a pas de sélénium associé à la préparation utilisée, un surdosage en vitamine E est sans conséquence. En ce qui concerne la vitamine A, une carence est associée à une baisse des performances zootechniques, à de l’infécondité et à une diminution de la résistance aux infections et aux infestations parasitaires. Chez le jeune, une carence en vitamine A peut s’accompagner de cécité. Il faut cependant veiller à administrer les complexes contenant les vitamines D et A avec prudence. En effet, si l’intoxication à la vitamine D peut entraîner des calcifications anarchiques au niveau des tissus mous, l’hypervitaminose A induit des troubles articulaires et peut avoir des effets tératogènes. Un apport supplémentaire de vitamine A en période de gestation n’est donc pas recommandé.

DUPHAFRAL AD3E (Zoetis) 
Notice via AFMPS -vitamine A: 500.000 UI/ml 
vitamine D3: 50.000 UI/ml 
vitamine E: 50 mg/mlsolution injectable imPosologie:Eq, Bo: 1 ml/100 kg (max 6 ml/animal)
Su, Ov: 1 ml/100 kg (max 2 ml/animal)
génisse, jeune Eq: 0,5 ml/100 kg (max 
2 ml/animal)
veau: 0,5 ml/100 kg (max 1 ml/animal)
agneau, porcelet: 0,1 ml/10 kg (max 
0,5 ml/animal)
(préventif: 1 inj/2-3 m)Viande: 8 j, Lait: 0 jflacon 50 mlR/



VITAMINE A + D3 + E inj (VMD) 
Notice via AFMPS -vitamine A: 50.000 UI/ml 
vitamine D3: 25.000 UI/ml 
vitamine E acétate: 20 mg/mlsolution injectable imPosologie:veau: 1 ml/100 kg-max 3 ml
truie: 3 ml/100 kg-max 6 ml
porcelet: 0,5 ml/10 kg-max 2 mlViande+abats: veau, truie, porcelet: 28 jflacon 100 mlR/





Minéraux


Fer
Oxyde de zinc
Association calcium et magnésium


Tout comme l’administration de vitamines, l’administration de minéraux ne devrait jamais être effectuée de manière systématique mais devrait toujours être réalisée dans un but thérapeutique bien précis, considérant les besoins journaliers et les apports alimentaires. Il est également important de rappeler que pour certains minéraux, le surdosage peut donner lieu à une intoxication; c’est le cas pour le fer, le cuivre et le calcium. Les spécialités sont classées en fonction des minéraux qu’elles contiennent. Sont tout d’abord considérées, pour chaque élément, les spécialités qui ne contiennent qu’un seul principe actif. Sont ensuite décrites les associations. Les associations multiples de minéraux et autres principes actifs sont reprises dans le chapitre consacré aux toniques.


Fer


Le fer est utilisé dans la prévention et le traitement de l’anémie, tout particulièrement chez le porcelet. Le fer est souvent combiné au dextran, pour donner des préparations injectables d’où le fer se libère progressivement. Le fer peut également être fixé sur un holoside polymérisé (polymaltose). L’injection de fer peut induire des réactions locales oedémateuses au point d’injection et induire des changements de coloration de la viande liée à un dépôt d’hémosidérine qui peut persister jusqu’à l’abattage. Des cas de mortalité de porcelets ont été décrits suite à l’injection de fer-dextran. Ces cas surviendraient essentiellement chez des porcelets dont les mères reçoivent une nourriture riche en graisses oxydées et qui sont prédisposés aux affections musculaires dégénératives. Un état de déficience en vitamine E serait responsable de cette sensibilité. De manière générale, la toxicité est plus importante pour les préparations injectables que pour les préparations destinées à la voie orale. Outre de la nécrose hépatique, l’excès de fer peut causer deux syndromes distincts:
- le premier est caractérisé par une dépression sévère, un choc et une acidose,
- le second est une réaction de type anaphylactique.



FERRAJECT-200 (Eurovet) 
Notice via AFMPS -fer (dextran): 200 mg/mlsolution injectable imPosologie:- préventif:
porcelet (âge 3-5 j): 1 ml/animal
- curatif:
veau, porc de chair, porcelet: 1 ml/40 kgTemps d'attente: 0 jflacon 100 ml, 250 mlR/



FERROFERON 200 mg/ml sol inj porcs (iron4u) 
Notice via AFMPS -fer (gleptoferron ): 200 mg/mlsolution injectable imPosologie:porcelet (âge 1 - 3 j): 1 x 200 mg/animalViande+abats: 0 jflacon 100 mlR/


FERROHIPRA 200 (Hipra Lab) 
Notice via AFMPS -fer (gleptoferron): 200 mg/mlsolution injectable imPosologie:porcelet: 
- préventif (âge 1-4 j): 100-150 mg/animal en 1 dose (peut être répété à l'âge de 2 sem)
- curatif: 100-200 mg/animal en 1 dose (peut être répété après 10 à 15 j)Temps d'attente: 0 jflacon 100 ml, 250 mlR/



PROLONGAL 200 mg/ml sol inj porcs (Bayer) 
Notice via AFMPS -ions fer (III) (gleptoferron): 200 mg/mlsolution injectable imPosologie:porcelet (âge 1 à 3 j): 1 ml/animalViande+abats: 0 jflacon 100 mlR/


UNIFERON 200 mg/ml (Pharmacosmos) 
Notice via AFMPS -fer 3+ (dextran complexe): 200 mg/mlsolution injectable im, (sc)Posologie:porcelet (âge 2-5 j): 1 ml/animalTemps d'attente: 0 jflacon 12 x 200 mlR/


Oxyde de zinc


Le zinc est un métal qui peut exercer une activité antimicrobienne. Cette propriété justifie son introduction sous sa forme oxydée (ZnO) dans l’alimentation au cours des 14 premiers jours suvant le sevrage dans l’espoir de prévenir la diarrhée de sevrage chez les porcelets et de réduire l’usage d’antibiotiques classiquement utilisés dans de telles circonstances, notamment la colistine. Les concentrations pharmacologiques préconisées en ZnO sont supérieures à celles autorisées pour ce composé utilisé en tant qu’additif alimentaire. L’impact environnemental du Zn présent dans les effluents d’élevage n’est pas élucidé. Par mesure de précaution, le lisier issu de porcs traités à l’oxyde de zinc doit être mélangé à d’autres engrais. Le mélange ne peut être déversé dans les mêmes champs pendant plusieurs années consécutives. Par ailleurs, les risques microbiologiques n’ont pas encore été établis. Ainsi, bien que la sensibilité de nombreux pathogènes au Zn ne soit pas connue, les données actuellement disponibles indiquent qu’une résistance acquise peut survenir. Le risque d’une sélection et d’une diffusion de germes MRSA résistants au zinc et d’une (co)sélection de résistance potentielle envers les antibactériens n’est pas exclu. Etant donné ces risques et dans l’attente d’une confirmation de l’efficacité de l’oxyde de zinc à contrôler la diarrhée de sevrage chez les porcelets et d’une évaluation de la réduction du recours à la colistine suite à ces mesures, une Autorisation Temporaire d’Utilisation (ATU) a été octroyée par les autorités compétentes.


GUTAL 1000 mg/g (Huvepharma) 
Notice via AFMPS -oxyde de zinc: 1000 mg/gprémélange médicamenteux poPosologie:porcelets sevrés: 2900 - 3100 mg premix/kg d'aliment pj (14 j)Viande+abats: 28 jprém méd 20 kgR/premixZINCOCHEM premix 1000 mg/g (Andrés Pintaluba)oxyde de zinc: 1000 mg/gprémélange médicamenteux poPosologie:porcelets sevrés: 2500 mg/kg d'aliment (14 j)Viande+abats: 9 jprém méd 25 kgR/premix



Association calcium + magnésium


Le calcium est indiqué dans le traitement de la fièvre vitulaire et des tétanies diverses. Le chlorure de magnésium est associé au calcium dans le traitement des états hypocalcémiques. Lorsque le magnésium est prédominant dans certaines préparations, il permet le traitement des états hypomagnésémiques, parfois appelés tétanies d’herbage, même si la cause de la tétanie est plutôt secondaire. Le chlorure joue ici un rôle important : en stimulant le caractère acidogène de l’équilibre électrolytique, il favorise l’absorption du calcium aussi bien que du magnésium. Le chlorure de calcium, injecté uniquement par voie intraveineuse, est maintenant remplacé par des complexes organiques de calcium, moins irritants et pouvant être administrés par voie intraveineuse et sous-cutanée. L’administration trop rapide de calcium par voie intraveineuse peut induire une hypotension, des arythmies et un arrêt cardiaque. L’administration concomitante de hautes doses de vitamine D pourrait augmenter l’absorption du calcium et induire une hypercalcémie. D’autres substances, d’utilité discutable, sont parfois associées au calcium et au magnésium.



PARPUMAG 30 % (Eurovet) 
Notice via AFMPS -magnésium chlorure: 33,3 mg/ml 
calcium gluconate: 298 mg/mlsolution injectable iv (Eq, Bo, Su, Ov), sc (Bo, Ov)Posologie:Eq: 5 ml/10 kg
Bo, Su, Ov: 10 ml/10 kg
(peut être répété après 6-8 h)Viande: 0 j, Lait: 0 jflacon 500 mlR/




Associations calcium + magnésium + autres


CALCII BOROGLUCONAS (Eurovet) 
Notice via AFMPS -calcium gluconate: 187 mg/ml
magnésium chlorure: 60 mg/ml
acide boriquesolution injectable ivPosologie:Eq, Bo: 500 ml/animal
Ov: 1 ml/kg
Peut être répété après 6-8 hTemps d'attente: 0 jflacon 500 mlR/



CALCIUMBORO-kel (Kela Lab) 
Notice via AFMPS -calcium (gluconate): 279,24 mg/ml 
magnésium (chlorure): 40 mg/ml
acide borique: 77,05 mg/mlsolution injectable ivPosologie:Bo (500-600 kg): 500 ml/animal
Ov: 1 ml/kgTemps d'attente: 0 jflacon 500 mlR/



CALPHONE (Bayer) 
Notice via AFMPS -gluconate de calcium: 95 g/500 ml
gluceptate de calcium : 22,5 g/500 ml
chlorure de magnésium : 30 g/500 ml
butafosfan: 2 g/500 mlsolution pour perfusion iv (Bo, Ca), im, sc (Ca)Posologie:Bo (+/- 500 kg): 250 ml
veau (+/- 50 à 100 kg): 30-50 ml
Ca: 2,5-10 mlViande: 0 j, Lait: 0 jflacon 500 mlR/



 
Vitamines + minéraux
Association vitamine E + sélénium


Le sélénium est associé à la vitamine E dans de nombreuses préparations injectables car leurs propriétés sont analogues. La principale indication est la prévention de myopathies dégénératives chez les ovins, les bovins, les chevaux et les porcs (maladie des muscles blancs ou white muscle disease, cardiopathie muriforme ou mulberry heart disease). La littérature mentionne d’autres indications. Celles-ci ne sont cependant pas reprises dans les notices des produits cités ci-dessous. Le sélénium et la vitamine E interviennent tous deux dans le métabolisme cellulaire du soufre. La vitamine E est un antioxydant : avec le sélénium, elle protège les globules rouges contre l’hémolyse et prévient les effets de la peroxydase sur les acides gras non saturés dans la membrane cellulaire. La vitamine E est stockée dans le tissu adipeux. Elle ne passe que très peu la barrière placentaire.Chez diverses espèces animales, il a été démontré que le surdosage en sélénium peut participer à un stress oxydatif.Il est important de noter que la toxicité du sélénium est élevée dans les associations. Des tremblements et de l’incoordination peuvent être observés après administration unique par voie parentérale. La présence dans l’alimentation de nutriments antioxydants (vitamine E, Se, caroténoïdes, vitamine C, oligo-éléments) peut stimuler l’action antioxydante de la vitamine E et du Se s’ils sont en quantité modérée, ou accélérer le passage vers un stress oxydatif s’ils sont en quantité excessive.



ETOSOL-SE (Eurovet) 
Notice via AFMPS -alpha-tocopherylis acetate : 50 mg/ml 
sélénium sodique anhydre: 0,987 mg/mlsolution injectable scPosologie:veau: 1 ml/10 kgViande: veau: 15 jflacon 100 mlR/



MYOGASTER-E (VMD) 
Notice via AFMPS -vitamine E: 100 mg/ml 
sélénium sodique: 2 mg/mlsolution injectable imPosologie:veau, Su, Ov
prophylactique: 1 ml/10 kg
curatif: 1 ml/5 kg
La moitié de la dose peut être répétée tous les 15 jViande: 0 j, Lait: 0 jflacon 100 mlR/



 
Vitamines + minéraux + toniques


Les associations multiples devront toujours être administrées de manière raisonnée, tenant compte des besoins de l’animal et des apports journaliers des rations alimentaires. Idéalement, une complémentation de la ration en vitamines et ou en minéraux devrait être ciblée et focalisée uniquement sur les éléments déficients.


CATOSAL (Bayer) 
Notice via AFMPS -butafosfan: 100 mg/ml
cyano-cobalamine: 50 mcg/mlsolution injectable iv, im, scPosologie:- affections aiguës:
Bo: 5-25 ml (iv, im)
veau: 5-12 ml (iv, im)
Ca: 0,5-5 ml (iv, im, sc)
Fe, animaux à fourrure: 0,5-2,5 ml (iv, im, sc)
à renouveler au besoin chaque j
- affections chron:
dédoubler les doses, à renouveler au besoin à intervalles de 1-2 semViande: 0 j, Lait: 0 jflacon 100 ml, 250 mlR/




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