Les vers chez le cheval ....

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Les vers chez le cheval ....

Message par Jean le Sam 21 Mar 2015, 20:47

Les principaux vers digestifs du cheval


Le parasitisme digestif du cheval est un phénomène très fréquent, pouvant entraîner un certain nombre de troubles plus ou moins graves, allant des désordres digestifs aux retards de croissance en passant par un amaigrissement, une atteinte respiratoire ou encore une baisse des performances sportives. Ces parasites internes sont en général des vers (helminthes), ronds (appelés aussi nématodes) ou plats (appelés aussi cestodes), dont le mode de contamination est assez variable. Il s’agit parfois également de larves d’insectes qui se développent dans l’estomac du cheval.


Quels sont les vers du cheval ?


•Les vers ronds


Les ascaris sont des vers ronds et blanchâtres dont la longueur peut atteindre jusqu’à 20 cm. Ils infestent essentiellement les jeunes individus : ce sont les poulains de plus de 2 mois jusqu’au sevrage qui sont les plus touchés. La contamination se fait par la jument durant la gestation ou pendant les premiers jours de la lactation, mais surtout par ingestion d’œufs présents dans l’environnement où ils sont particulièrement résistants. Les larves migrent dans les poumons et occasionnent des troubles respiratoires comme de la toux, une gêne respiratoire, parfois un écoulement nasal épais (appelé jetage muccopurulent). Ce sont les ascaris adultes qui colonisent le tube digestif. Comme tous les parasites, ils vivent aux dépens du cheval qui les héberge. En l’occurrence, ils détournent l’alimentation de l’animal à leur profit. Ce phénomène de spoliation entraîne un retard de croissance et un amaigrissement significatif quand les vers sont nombreux. On observe aussi des troubles digestifs comme une baisse d’appétit, voire de l’anorexie. Les parasites peuvent également former des pelotes dans l’intestin, entraînant un syndrome occlusif, et parfois des perforations intestinales dans les cas les plus graves.


Les strongles représentent la principale cause de colique chez le cheval. Leur incidence est donc particulièrement importante. Il en existe une cinquantaine d’espèces différentes parmi lesquelles on distingue les grands strongles et les petits strongles, appelés également trichonèmes. Ces parasites sont responsables d’une anémie, d’un amaigrissement et de diarrhées. La migration des larves des grands strongles est redoutable : elle est responsable de l’apparition de sérieuses lésions au niveau des artères, du pancréas et du foie.


Les strongyloïdes sont tout d’abord à l’origine de troubles respiratoires par migration dans le tissu pulmonaire. Ce n’est que secondairement qu’ils provoquent une forte diarrhée et de la fièvre. L’infestation du poulain se fait par ingestion de lait maternel contaminé, mais aussi par pénétration des larves à travers la peau.


Les oxyures sont nettement moins dangereux. Les parasites adultes se localisent dans le colon et le rectum tandis que les œufs se localisent plutôt aux marges de l’anus, provoquant ainsi irritations et démangeaisons.


•Les vers plats.


Les cestodes du cheval sont représentés par 3 espèces principales de ténias. Ce sont des parasites qui concernent aussi bien les poulains sevrés que les adultes. La contamination se fait par ingestion de petits acariens, présents dans de la terre qu’avale les chevaux en broutant de l’herbe rase, et qui hébergent les oeufs de ténias. Après l’ingestion, le ténia se développe dans l’intestin sous forme d’un long vers segmenté de centaines d’anneaux. Ces derniers se remplissent progressivement d’œufs. On parle alors de segments ovigères, qui se détachent du reste du vers pour s’évacuer dans les matières fécales. L’animal parasité ne présente parfois aucun symptôme. Cependant, il peut être victime d’une spoliation alimentaire se traduisant par un retard de croissance, un amaigrissement et une baisse de ses performances sportives.


•Les autres parasites digestifs.


Il ne s’agit pas d’helminthes, mais de larves d’insectes. On les appelle gastérophiles ou oestres : Les mouches pondent leurs oeufs sur le pelage du cheval, puis ces œufs évoluent vers un stade larvaire que le cheval ingère en se léchant. Les larves se localisent pour l’essentiel dans l’estomac, occasionnant parfois des troubles digestifs, des coliques, une baisse de l’appétit et des performances.


Comment se débarrasser des parasites internes ?


Le traitement des infestations aux helminthes passe obligatoirement par l’utilisation d’un vermifuge adapté. Certains vermifuges sont plus efficaces contre les cestodes, d’autres sont plus ciblés contre les nématodes. Certains ont un spectre d’action très large. L’idéal est de déterminer précisément l’agent infectieux incriminé, soit par visualisation directe, soit à la faveur d’une analyse de selles. Seul le vétérinaire est en mesure de prescrire un vermifuge ciblé en fonction du diagnostic qu’il aura posé.


Quelles mesures préventives ?


Il est important de bien connaître le cycle des parasites et les différents modes de contamination afin de mieux saisir les principes de la prévention.


Les mesures préventives sont d’ordre hygiénique et médical.


•Les mesures hygiéniques


Il est important de bien nettoyer régulièrement les sols et les locaux d’élevage, les écuries et les boxes. Pansez quotidiennement les chevaux, de façon à éliminer du pelage tous les œufs et les larves de mouches gastérophiles.


•Les vermifuges


Le calendrier des traitements préventifs est à adapter en fonction des produits utilisés et de l’épidémiologie locale. En règle générale, il est recommandé de vermifuger les poulains dès l’âge de 2 mois, et ce à raison d’un traitement toutes les 4 semaines. À partir de l’âge de 8 mois, on passera à un traitement toutes les 6 à 8 semaines puis au moins 2 fois par an à l’âge adulte. Les juments suitées seront vermifugées toutes les 2 à 4 semaines jusqu’à la fin de l’automne. Dans tous les cas, il est préconisé de vermifuger tous les chevaux 3 à 4 jours avant la mise au pâturage.


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Autre source, autre présentation :

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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par Jean le Lun 21 Déc 2015, 16:58

Les parasites digestifs



Auteurs : I. Barrier, C. Laugier


Janvier 2011


 

Les parasites digestifs représentent un réel danger pour la santé du cheval. Il est important de bien les connaitre, et de savoir quelles peuvent être les conséquences d'une infestation. Les principaux parasites digestifs sont traités ici: strongles, ascaris, oxyures, ténias ou cestodes, et gastérophiles.



Sommaire




  • Les différents parasites digestifs des équidés
  • Le cycle de développement des parasites digestifs
  • Les strongles
  • Les ascaris
  • Les oxyures
  • Les ténias ou cestodes
  • Les gastérophiles




Les différents parasites digestifs des équidés

Les principaux parasites digestifs du cheval sont les grands strongles, les petits strongles ou cyathostomes, les ascaris, les oxyures, les cestodes ou ténias, et les gastérophiles.

Ils occasionnent 4 à 9 % des décès de chevaux en Normandie (10% pour les jeunes chevaux de 6 mois à 2 ans), et représentent la principale cause de coliques. 

Environ 70% des jeunes (6 mois à 2 ans) sont parasités par une ou plusieurs espèces.
 

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D’autres parasites digestifs peuvent, moins fréquemment, infester les équidés :



  • Strongyloïdes westeri : parasite intestinal du jeune poulain, infestation par passage à travers la peau, ou par le lait de la jument, 

  • Trichostrongylus axei : parasite habituel de l’estomac des ruminants : bovins, ovins, caprins, 

  • La grande douve (Fasciola hepatica) : parasite habituel du foie des bovins, 

  • Les habronèmes (Habronema sp) : infestation de l’estomac, infestation des plaies après transport des larves par des mouches (« plaies d’été »).




Le cycle de développement des parasites digestifs

Schéma général :

Les vers adultes vivent dans l’intestin du cheval. Après fécondation, ils produisent des œufs qui sont expulsés avec les crottins, et se retrouvent donc sur les pâtures ou le sol des écuries. 

Les oeufs se transforment en larves dans le milieu extérieur, qui sont ingérées par le cheval, puis évoluent en adultes, avec pour certains parasites une étape de migration dans l’organisme. 

A la fin de ce périple plus ou moins long et complexe, les larves reviennent dans l’intestin où elles se transforment en vers adultes aptes à pondre des œufs, et le cycle recommence.
 

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Schéma général du cycle parasitaire des vers intestinaux du cheval .





A partir de ce schéma général, les cycles parasitaires (lieux de migration, durée des différents stades, etc…) sont variables en fonction de l’espèce de parasites (voir ci-dessous).  

En outre, pour les ténias, le développement des larves dans le milieu extérieur nécessite  un hôte intermédiaire : un acarien vivant dans les herbages. Le risque d’infestation des chevaux varie donc en fonction de la présence ou non de cet acarien (voir ci-dessous).

Les gastérophiles ont un cycle différent, car ce ne sont pas des vers mais des insectesdont l’adulte vit dans le milieu extérieur. Ce sont uniquement les larves qui parasitent le cheval (voir ci-dessous).


Les strongles
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Œuf de strongles (vu au microscope). (©AFSSA LERPE)



Points communs aux différentes espèces



> Les adultes sont de petits vers ronds et fins vivant dans l’intestin des chevaux

Une femelle grand strongle pond environ 5000 œufs par jour, une femelle petit strongle en pond environ une centaine par jour. Les œufs, ovales, mesurant environ 90 µm de long sur 50 µm de large, sont éliminés avec les crottins. Les oeufs des différentes espèces de grands ou petits strongles ont un aspect quasi identique. 

Dans le milieu extérieur, ces œufs éclosent pour donner des larves L1, qui se transforment ensuite en L2 puis L3. Seules les larves L3 sont infestantes, l’ingestion par un cheval de larves L1, L2 ou d’œufs est sans danger, les parasites ne poursuivent pas leur développement dans l’organisme du cheval.

 

> Résistance des formes libres dans l’environnement :



Chaleur et humidité sont très favorables à l’évolution des larves, qui se fait en 3 à 6 jours à 25°C.



Les larves L3, qui mesurent environ 1mm de long, sont mobiles, et peuvent se déplacer jusqu’à 25 cm autour des crottins. Elles sont très résistantes dans le milieu extérieur, peuvent survivre plusieurs mois à des températures modérées, 6 à 8 semaines en été à l’intérieur des crottins, 3 semaines à –7°C.  Les larves L3 peuvent donc passer l’hiver. 


 




> Les risques d’infestation varient en fonction de la saison
, pour les chevaux au pré : 

Le risque est modéré pendant la première moitié de l’année, car les larves ayant survécu à l’hiver meurent avec la remontée des températures. 

L’excrétion des œufs augmente au printemps et en été, mais la chaleur sèche détruit plus facilement les larves, surtout si elles sont directement exposées au soleil et non protégées à l’intérieur des crottins.




Les risques d’infestation sont maximaux lors d’étés et automnes doux et pluvieux.

 


Les grands strongles



C’était autrefois les parasites majeurs des équidés, mais la fréquence des infestations est en régression depuis plusieurs années, car les traitements antiparasitaires courants sont très efficaces

Toutefois on peut rencontrer des infestations massives sur des animaux rarement vermifugés, ou pour lesquels les traitements sont effectués de manière non raisonnée.Toutes les espèces d’équidés peuvent être infestées : chevaux et poneys, ânes, mulets, etc…


Les adultes sont des vers ronds d’une longueur de 2,5 à 5 cm, sur environ 1mm de diamètre, blanchâtres, fixés sur la muqueuse du gros intestin grâce à leur capsule buccale équipée de dents. Ils se nourrissent en aspirant des fragments de muqueuse. 

Présents en grand nombre, ils peuvent causer des ulcères de l’intestin, un amaigrissement, uneanémie, et des saignements digestifs. Mais ce pouvoir pathogène des adultes reste mineur par rapport aux risques que font courir les larves en migration dans l’organisme

Ce trajet de migration  est variable selon les espèces de strongles :



1- Strongylus vulgaris :



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Artérite vermineuse. (©AFSSA LERPE)


>
 Les larves sont responsables de l’« artérite vermineuse », qui est une cause majeure de coliques.

 


>
 Après ingestion de L3 par un cheval ,les larves traversent la paroi de l’intestin (intestin grêle et gros intestin), puis arrivent dans les petites artères qui irriguent la paroi de l’intestin, où elles muent en L4 en 3 à 7 jours. 

Elles peuvent causer des dégâts : caillots sanguins et infarctus localisé à une petite partie de l’intestin. Ces lésions sont proportionnelles au nombre de larves présentes. En grand nombre, elles peuvent être responsables d’un défaut d’irrigation de l’intestin, et de coliques graves.

 


>
 Puis les larves remontent les artères, jusqu’aux plus gros vaisseaux, dont les artères mésentériques, qu’elles atteignent en une quinzaine de jours. 

La présence dans les vaisseaux sanguins de ces larves, qui mesurent 1 à 2 mm au début de leur évolution, pour atteindre 1 à 2 cm de long au bout de 3 mois, provoque la formation d’un caillot sanguin, dont la taille est fonction du nombre de larves. 

Des infestations massives ou répétées provoquent des lésions de pseudo-anévrisme(épaississement fibreux pariétal avec perte d’élasticité de la paroi) et plus rarement d’anévrisme (rétrécissement de l’artère à l’endroit des parasites, accompagné d’une dilatation en amont). 

Ces lésions artérielles perturbent l’irrigation sanguine des intestins, d’où des coliques ou diarrhées. Ces coliques peuvent être mortelles lorsqu’une grande portion de l’intestin, privée d’apport sanguin, se nécrose. La rupture d’un anévrisme peut également provoquer la mort par hémorragie interne.

 


>
 Les larves peuvent également entraîner l’obstruction totale ou partielle des artères qui irriguent les membres postérieurs, provoquant une « boiterie intermittente à chaud », bien connue autrefois. Le cheval se met à boiter lorsque les membres sont insuffisamment irrigués par rapport à l’effort fourni.

 


>
 Parfois les larves migrent également dans des organes inhabituels : vaisseaux sanguins du rein, du cœur, etc, perturbant le fonctionnement de ces organes.

 


>
  Après 3 à 4 mois, les larves muent en pré-adultes (ou stade 5), qui émergent du caillot et retournent par voie sanguine vers la paroi du gros intestin (cæcum essentiellement), qu’elles traversent, pour  se transformer en adultes en 6 à 8 semaines.

 


> Le cycle interne de Strongylus vulgaris dure 6  à 7 mois
 , également appelé « période prépatente » : c’est le délai entre l’ingestion d’une larve infestante et l’apparition d’œufs dans les crottins. 

Au fur et à mesure des infestations, les chevaux développent une certaine immunité contre les strongles, qui les protège, mais uniquement partiellement, contre les réinfestations. Cette immunité est très variable d’un cheval à l’autre. 

En revanche les jeunes chevaux sont très sensibles, et développent plus facilement des formes sévères d’artérite vermineuse suite à une première contamination massive ou des réinfestations régulières.



2- Strongylus edentatus :



> Le cycle interne de Strongylus edentatus dure 9 mois. Les larves L3 migrent, non pas dans les artères comme S. vulgaris, mais dans la veine porte, qui les conduit au foie, où elles muent en L4.

Elles traversent ensuite le foie, forment des nodules sur le péritoine dans le flanc droit, où elles muent en L5. 

Elles passent ensuite dans la cavité péritonéale pour rejoindre la paroi du gros intestin(cæcum et colon), où elles muent en adultes avant de gagner la lumière intestinale.
 

> L’infestation par des larves de S. edentatus peut donc provoquer une hépatite et/ou une péritonite, avec fièvre, perte d’appétit, coliques, diarrhée ou au contraire constipation, perte de poids. 

Pendant la migration des larves, une péritonite légère peut se manifester par une douleur abdominale du côté droit, avec gêne à l’engagement du postérieur droit, ou par des coliques sourdes, le cheval semblant ausculter son flanc droit. 

Lors d’infestation massive, la péritonite peut être grave, voire mortelle. Du fait des migrations tissulaires de larves, la formule sanguine peut être modifiée : augmentation du pourcentage de globules blancs éosinophiles.



3- Strongylus equinus :



> Le cycle interne de Strongylus equinus dure 11 mois. Les larves L3 forment des nodules dans la paroi intestinale. Elles « tombent » ensuite dans la cavité péritonéale, sans passer par la circulation sanguine. 

Elles se déplacent d’abord vers le foie, où elles muent en L4 au bout de 2 semaines, puis elles gagnent le pancréas, où elles muent en L5, et retournent enfin, toujours par la cavité péritonéale, vers la paroi du gros intestin (cæcum), où elles forment des nodules, et muent en adultes.

> Le pouvoir pathogène de S. equinus est proche de celui de S. edentatus : les larves en migration provoquent des lésions du foie, mais également du pancréas. 

Si l’infestation est massive, elle conduit à un amaigrissement, avec éventuellement des coliques.


Les petits strongles

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Larves de cyathostomes enkystées dans la paroi de l’intestin (©AFSSA LERPE)

Ce sont actuellement les parasites intestinaux les plus fréquents chez le cheval. 


> Le pouvoir pathogène est principalement dû aux formes larvaires enkystées
 et surtout aux larves en hypobiose, peu sensibles aux vermifuges, et qui se désenkystent soudainement en grand nombre, provoquant une diarrhée grave.

> Les petits strongles effectuent tout leur cycle dans le gros intestin
, sans migration dans d’autres organes comme les grands strongles.

 

> Les adultes sont de petite taille (moins d’1,5 cm de long), vivent sur la muqueuse du gros intestin, sans être fixés, et se nourrissent de débris de muqueuse. Même s’ils ne représentent qu’une faible partie de la population parasitaire présente (moins de 7% du total des petits strongles, 93% étant des larves), leur nombre peut atteindre plusieurs centaines de milliers. Cependant du fait de leur mode d’alimentation,  leur pouvoir pathogène reste faible.
 
> Ingérées par un cheval, les larves L3 s’enkystent dans la paroi intestinale, puis se transforment en L4, qui retournent ensuite dans la lumière intestinale pour devenir adulte. 

Les larves se nourrissent de sang, d’où leur couleur rouge observée lorsqu’on les retrouve dans les crottins. Leur présence en grand nombre peut altérer la paroi intestinale et provoquer un amaigrissement, voire la fuite de protéines, qui est alors responsable d’œdèmes déclives (membres engorgés, œdème sous le ventre), ou de diarrhée chronique. 

Dans certaines conditions, les larves l3 enkystées peuvent entrer en « hypobiose » (sorte d’hibernation), et rester inactives plusieurs mois. Elles ne sont alors pas sensibles à l’action de la plupart des vermifuges. 

Des conditions climatiques favorables (fin d’hiver), ou une baisse du nombre d’adultes dans l’intestin (après une vermifugation classique, par exemple), peuvent entraîner la sortie massive d’hypobiose d’un grand nombre de larves, qui traversent alors toutes ensemble la paroi de l’intestin, provoquant des lésions (ulcères, suivis de cicatrisation fibreuse), et éventuellement une diarrhée grave qui peut être mortelle.


Traitement des infestations par les strongles :

> Les adultes de grands strongles sont  sensibles à tous les vermifuges actuels sauf le praziquantel (qui lui est actif contre les ténias).

> Les larves de grands strongles en migration ne sont sensibles qu’à l’ivermectine, la moxidectine, et le fenbendazole à raison d’une posologie particulière (administration répétée tous les jours pendant 5 jours, ou à dose multipliée par 5 pendant 3 jours). 

> Des résistances à l’ensemble des anthelminthiques de la famille des benzimidazoles sont actuellement répandues dans les populations de petits strongles. 

> L’élimination des larves de petits strongles peut être envisagée à l’aide de l’ivermectine, de la moxidectine, ou du fenbendazole à dose répétée uniquement en l’absence de résistance avérée aux benzimidazoles.


Les ascaris
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Ascaris observés à l’autopsie lors d’une rupture intestinale. (©AFSSA LERPE)


> Les ascaris adultes sont de gros vers ronds blancs, mesurant jusqu’à 25 cm de long sur environ 5mm de diamètre, et vivant dans l’intestin grêle, sans être fixés à la paroi. 

Ils se nourrissent du contenu intestinal, et provoquent donc une spoliation alimentaire. Les chevaux atteints, principalement des jeunes de moins de 2 ans , présentent un mauvais état général : retard de croissance, maigreur avec un gros ventre, poil piqué, etc…

Un grand nombre d’ascaris peut également être à l’origine d’obstruction intestinale, ou de torsion de l’intestin grêle, d’où des coliques graves. 



>
 La destruction des vers provoque une libération de toxines. La vermifugation d’un cheval très fortement parasité peut provoquer un choc toxinique mortel. 

Il est donc important de ne pas attendre une infestation massive pour traiter les poulains, ou sinon utiliser des protocoles particuliers pour éliminer progressivement les ascaris.


>
 Les femelles pondent une très grande quantité d’œufs (jusqu’à 20 000 par jour). Ces œufs sont entourés d’une coque épaisse, qui leur permet de résister très longtemps dans le milieu extérieur, y compris à la dessiccation et au gel. Ils peuvent persister dans les herbages d’une année sur l’autre, et survivent très longtemps dans les boxes mal entretenus. 

Dans des conditions favorables (température entre 25 et 35°, hygrométrie > 80%), les œufs évoluent en une quinzaine de jours pour donner des larves L2, qui restent à l’intérieur de la coque. 

Ce sont ces œufs dits « larvés » ou « embryonnés » qui sont les éléments infestants.Ingérées par un cheval, les larves émergent des œufs, traversent la paroi de l’intestin grêle, se transforment en L3, qui migrent vers le foie par la veine porte. Elles restent dans le foie environ une semaine, puis passent dans des veines hépatiques qui les conduisent au cœur droit puis au poumon. Là, elles traversent les alvéoles pulmonaires, se transforment en L4, quiremontent les bronches dans le mucus respiratoire, jusqu’au pharynx où elles sont dégluties dans l’œsophage. Elles achèvent leur maturation en adulte dans l’intestin grêle.


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Les poulains jusqu’à 2 ans sont les plus touchés par les ascaris. (©ACG/IFCE)


Les larves en migration peuvent provoquer des lésions pulmonaires, avec toux et jetage.


> Le cycle interne dure 10 à 12 semaines.


> Les chevaux développent généralement une immunité qui les protège contre les ascaris. Aussi l’infestation est surtout fréquente chez les jeunes chevaux, jusqu’à 2 ans environ.


> Tous les vermifuges actuels sauf le praziquantel sont efficaces contre les ascaris adultes. Des résistances aux lactones macrocycliques (ivermectine, moxidectine) commencent à émerger dans plusieurs régions d’élevage d’Europe et du monde.


Les oxyures
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Oxyure (©AFSSA LERPE)


> Ce sont des vers ronds de 1 à 10 cm de long.
 

> Le cycle est très simple : les adultes vivent dans le gros intestin (colon), les femelles pondent des œufs qui sont englués dans un gel et « collés » autour de l’anus. 

Ce gel provoque des démangeaisons, les chevaux se grattent alors la queue contre les murs ou les mangeoires, ce qui y dépose les oeufs. 

Les chevaux ingèrent directement les œufs, qui se transforment en larves qui rejoignent le colon où elles évoluent en adultes, sans migration. 

Le cycle dure 5 mois.


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Les crins de la queue ébouriffés peuvent indiquer une infestation pas les oxyures. (©I. Barrier/IFCE)


L’infestation est plus fréquente chez les chevaux vivant en box. 


> Le pouvoir pathogène est faible.
 L’infestation par les oxyures se remarque par l’aspect ébouriffé des crins de la queue, dû au grattage. Les œufs dans leur « gelée » sont également visibles autour de l’anus.


> Tous les vermifuges actuels sauf le praziquantel sont efficaces contre les oxyures.


Les ténias ou cestodes
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Anoplocephala perfoliata (©AFSSA LERPE)


Trois espèces de ténias peuvent parasiter les équidés : Anoplocephala perfoliata (la plus fréquente),  Anoplocephala magna, et Paranoplocephala mamillana.

 

> Les adultes sont des vers plats formés de nombreux anneaux, mesurant 0,5 à 1 cm de large sur 1 à 8 cm de long (A. perfoliata et P. mamillana), et jusqu’à 80 cm de long pour A. magna.


>
 A. magna et P. mamillana vivent dans l’intestin grêle alors que A. perfoliata, espèce de loin la plus fréquente, est présente dans le gros intestin. Son extrémité antérieure est pourvue de grosses ventouses lui permettant de se fixer à la paroi, principalement sur la valvule iléo-caecale (orifice de communication entre le caecum et le colon). 

La reproduction est de type hermaphrodite, les anneaux postérieurs renferment les œufs. Ils peuvent éclater et libérer les œufs dans les crottins, mais les anneaux peuvent également se détacher et être éliminés entiers. 

La présence d’œufs dans les crottins est irrégulière, c’est pourquoi le dépistage par coproscopie peut donner des résultats faussement négatifs. Ces examens doivent donc être répétés ou réalisés à l’échelle d’un lot de chevaux.


> Les œufs ainsi libérés dans les crottins sont ingérés par de petits acariens de 1,5 mm de long, vivant dans les pâturages et se nourrissant de déchets organiques : des Oribatidés

Les œufs éclosent et évoluent en larves dans l’organisme de l’acarien, où elles vivent aussi longtemps que lui. L’ingestion de l’acarien avec l’herbe provoque l’infestation du cheval.Les larves restent dans la lumière du tube digestif, et évoluent en adultes en 6 à 10 semaines. 

Les Oribatidés ne vivant pas dans la litière des boxes, les chevaux entretenus en permanence à l’écurie n’ont que peu de risques d’infestation par les ténias.


>
 Les conséquences de l’infestation par les ténias sont fonction du nombre de parasites. Au delà de 100 ténias, les risques de coliques dues à une irritation voire une obstruction de la valvule iléo-coecale sont importants.


>
 Actuellement, seules deux molécules sont indiquées pour le traitement de l’infestation par les cestodes chez le cheval : le praziquantel (qui n’est pas efficace contre les autres parasites), et le pyrantel à la dose double de celle active contre les vers ronds, mais son efficacité n’est pas totale (60 à 70% des cestodes sont éliminés).


Les gastérophiles
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Œufs de gastérophiles sur un membre. (©I. Barrier/IFCE)


> Ce sont des insectes : principalement Gasterophilus intestinalis, mais également d’autres espèces. 

L’adulte est une mouche d’environ 12-15 mm de long, pourvue d’une forte pilosité jaune pâle et qui ressemble à une abeille. 

Les femelles pondent des oeufs  jaunâtres d’environ 1mm de diamètre, sur les membres des chevaux, et parfois également l’encolure, en été et à l’automne, surtout aux heures chaudes de la journée.

> Ces œufs sont fixés aux poils par un enduit visqueux. 

Lorsque le cheval se gratte le nez ou se lèche à l’endroit des œufs, cela provoque l’éclosion et la formation de larves, qui traversent la peau du nez et de la bouche. 

Après avoir traversé la langue, les larves L1 se localisent dans la muqueuse gingivale des molaires où elles muent en L2. 

Au bout de 21 à 28 jours, les larves L2 se détachent, sont avalées et arrivent jusqu’à l’estomac. Là, elles muent en L3 et se fixent par des crochets à la muqueuse de l’estomac, où elles restent environ 10 mois.
 


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Larves de gastérophiles dans l’estomac (©AFSSA LERPE)


> Ces larves ont un aspect caractéristique : cylindriques, de 5 à 8 mm de diamètre sur 1 à 2 cm de long, blanches ou rouges, avec des rangées d’épines autour de leur circonférence. 

On peut trouver jusqu’à 1000 larves de gastérophiles dans l’estomac d’un cheval. En grand nombre, elles réduisent le volume de l’estomac, provoquant un retard de croissance ou des coliques après les repas.

> Au début de l’été, les larves se détachent, sont évacuées avec les crottins, puis s’enfoncent dans la terre pour se transformer en adultes en 30 à 40 jours. Cette mue ne peut pas s’effectuer dans la litière d’une écurie. Les adultes ont une durée de vie courte, environ 3 à 4 semaines. Ils ne peuvent pas se nourrir. Ils ne survivent pas aux premières gelées.


> Le cycle entier (extérieur et cheval) dure donc environ un an.


Seuls certains antiparasitaires sont actifs contre les larves de gastérophiles. Il faut utiliser ces molécules au moins une fois par an à la fin de l’automne, afin d’éliminer les larves lorsqu’il n’y a plus d’adultes dans le milieu extérieur. 

La destruction des adultes dans le milieu extérieur n’est pas possible. On peut essayer d’enlever régulièrement les œufs collés sur les membres des chevaux, mais attention, il faut les éliminer pour ne pas que le cheval puisse se recontaminer immédiatement avec (ne pas faire cette opération directement dans le box ou le pré).

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Dernière édition par Jean le Dim 16 Avr 2017, 15:18, édité 1 fois

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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par klaasnoir le Lun 21 Déc 2015, 17:20

merci jean pour ces liens meme si on sait c est toujours bien de lire et relire.......
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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par inkinette le Mar 22 Déc 2015, 18:46

Je vais vermifuger les juments ,j'ai donc demandé conseil au véto vu qu'elles ont eu des antibiotiques. Il parait qu'il y a des infestations de vers car il ne gèle pas. Il a donné un vermifuge plus fort .
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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par klaasnoir le Mar 22 Déc 2015, 19:21

moi je vais vermifuger aussi mais j attends le 2 janvier car si reaction pas envie de me retrouver avec les permanences de veto de la periode des fetes ...........donc tout le monde le 2 janvier
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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par Jean le Mar 22 Déc 2015, 21:42

Je vais faire de même !

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Les parasites intestinaux chez le cheval ... (AJC nature)

Message par Jean le Lun 28 Mar 2016, 07:01

LES PARASITES INTESTINAUX CHEZ LE CHEVAL


ASCARIS (Parascaris equorum)

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C’est un gros ver rond qui peut mesurer jusqu'à 35 cm de long.

Il séjourne dans l’intestin grêle et peut provoquer une obstruction intestinale et des perforations de l’intestin.
Les œufs sont très résistants et peuvent vivre très longtemps en prairie et en écurie.

L'infestation débute par l'ingestion des oeufs sous forme d’embryons, puis par leur éclosion dans l'intestin grêle. 

Les parasites adultes sont matures 10 à 12 semaines après l'ingestion des embryons.

Au stade larvaire, les larves migrent dans l’organisme du cheval, ce qui entraîne des hémorragies internes. Les larves traversent la paroi de l'intestin et parviennent au foie en 2 ou 3 jours, puis au cœur, puis aux poumons en 7 à 14 jours. 

Les dégâts sont considérables au niveau des lésions pulmonaires avec toux et jetage pendant les 2 à 3 semaines qui suivent la contamination.

Les larves reviennent ensuite au niveau de l’intestin grêle par déglutition.

Concernant les vermifuges, il faut savoir que les larves en migration dans le foie et les poumons sont peu accessibles aux vermifuges.
Il faut savoir aussi qu'une mort simultanée d’un grand volume d’ascaris peut être à l'origine de toxémie (empoisonnement par des toxines). Par ailleurs, l’utilisation d’un vermifuge « chimique et puissant » peut provoquer la mort massive de vers dans l’intestin grêle et provoquer une obstruction intestinale.



GASTEROPHILES - OESTRES ( Gasterophilus intestinalis (courant), G. nasalis (courant), G. inermis , G. haemorrhoidalis, G.pecorum, G. nigricornis, G. meridionalis).

 
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Pendant la période estivale, les gastérophiles (mouches poilues) pondent des oeufs à différents endroits du corps du cheval (selon leur espèce), sur les antérieurs pour les gasterophilus intestinalis, la crinière, les joues, la région de l’auge et autour de la bouche du cheval.
Les oeufs mesurent environ 1.25 mm de longueur, ils sont jaunes et s'accrochent aux poils par un organe d'attachement.

Les œufs éclosent rapidement (à partir de 2 jours) libérant une larve qui est parasitaire.

Les larves sont des parasites rougeâtres d'environ 2 cm de long.
Elles migrent par voie cutanéo-muqueuse dans la cavité buccale (elles s'enfoncent dans les joues et la langue, puis migrent vers les gencives en créant des tunnels à l'origine d'abcès autour des dents, ce qui provoque des douleurs et une gêne à la mastication. Après environ 4 semaines, les larves sont dégluties puis se fixent à la muqueuse gastro-duodénale ou rectale selon les espèces.
Elles y demeurent pendant environ 9 à 11 mois au stade de développement appelé L3.
Au printemps suivant, les larves se décrochent et sont emportées par le transit intestinal et éliminées dans les crottins.
Elles donneront naissance à des nymphes puis à des mouches.

Lors d'infestations importantes, on peut observer des ulcérations de la muqueuse digestive avec inflammation, perforations gastriques et coliques.

On traitera le cheval plutôt en automne (de septembre à décembre) et au printemps (de mars à avril).

Une technique pour enlever les œufs de gastérophiles sur les antérieurs du cheval est de frotter les oeufs avec une pierre ponce. Nous déconseillons la lame de rasoir qui pourrait blesser le cheval en cas de mouvements brusques.



OXYURES (oxygurus equi.)
 
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Les Oxyures vivent dans le gros intestin mais la ponte se fait au niveau de l'anus après migration des femelles fécondées. Ce sont ces déplacements des femelles dans les plis de l’anus qui provoquent irritations et démangeaisons.

Après la ponte, les oeufs sont agglutinés et forment des amas grisâtres assez repérables autour de l’anus.

En 5 à 7 jours, ces oeufs se transforment en larves infestantes qui tombent au sol et le cheval s'infecte en absorbant ces larves.

Le symptôme caractéristique de ce parasitisme est la démangeaison du cheval qui se mordille et se frotte au niveau de l'anus et à la base de la queue. Ceci sera confirmé par la découverte d’œufs autour de l’anus.
 
Attention, le fait de nourrir au sol peut être source d'infestation. 



LES STRONGLES 

 
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Ce sont des parasites extrêmement pathogènes (qui provoquent des infections)
Les strongles sont des vers au corps cylindrique non segmenté.
Les vers adultes provoquent des morsures aux muqueuses.
Les larves sont elles hématophages (se nourrissent de sang).

Les femelles adultes se localisent dans le gros intestin pour y pondre leurs oeufs (environ 4 à 5000/jour pour les grands strongles et plusieurs centaines pour les petits strongles).

Ils sont alors éliminés dans les crottins.
Normalement, le pic d'évacuation des oeufs se situe au printemps et en été, ce qui entraîne une contamination des pâtures.
Les températures froides (gel au sol) empêche l'éclosion des oeufs.
Les températures élevées et la sécheresse détruisent les oeufs et les larves.
Le développement des œufs en larve dépend aussi des conditions climatiques (humidité, chaleur,...).

La larve infestante (au stade de développement L3), est formée en 1 semaine pour les grands strongles et en 3 à 4 jours pour les petits strongles.
Les larves L3 sont abondantes dans les pâtures en début et fin de journée, en présence de rosée ou après une pluie. 

Leur développement et leur migration sont aussi favorisés par la température de l’air (au mieux 25°C) et l'humidité.
Les étés chauds et humides sont donc des périodes propices aux infestations.
Mais il faut savoir aussi que, plus l'herbe est haute dans un pré, plus la densité d'infestation diminue.
Enfin, il faut savoir que les larves infestantes sont contenues dans une gaine protectrice qui leur rend possible la survie en hiver. De plus, l'enneigement favorise leur survie, car la neige joue un rôle d'isolant.

Les chevaux s'infestent par voie orale en ingérant les larves qui se trouvent au sol ou sur l’herbe. 
La contamination se produit essentiellement au pré.
Pour les poulains, avant et après le sevrage, les strongles peuvent provoquer un important retard de croissance, un amaigrissement, des diarrhées et des coliques.

La prévention repose sur la rotation des pâturages (changer les chevaux tous les 15 jours de parcelle puis laisser la parcelle 3 mois sans chevaux), l’entretien des prés (avec ramassage des crottins et fauchage systématique des zones de refus) et un nombre restreint de chevaux sur la même parcelle (les zones à crottins ont 20 fois plus de larves de parasites que les zones à brouter).

Les périodes les plus favorables pour traiter le cheval contre les strongles sont le printemps et l'automne


Il existe deux familles de strongles :

A/ Les grands strongles :

Les grands strongles sont des vers de couleur brune (voir légèrement rouge carmin tirant sur le gris) Leur taille est de 2 à 5 cm. Il existe 3 espèces de grands strongles, Strongylus vulgaris (le plus commun), Strongylus edentatus et Strongylus equinus.

Les adultes vivent dans le gros intestin et le caecum où ils se fixent par la bouche. Ils se nourrissent de sang, provoquant des ulcérations, des lésions intestinales et des hémorragies provoquant des coliques (douloureuses).

Les larves sont elles ingérées dans les pâturages. Elles sont aussi hématophages. La migration des larves vers le gros intestin et le caecum dépend de l’espèce de strongles :

Strongylus vulgaris :
Le temps de développement des larves pour devenir adultes est de 6 à 8 mois.
Les larves (stade L3) pénètrent dans l’organisme interne du cheval par les parois de l’intestin grêle et du gros intestin (provoquant une inflammation) et commencent à migrer dans l’organisme par les artères.
Elles en profitent pour passer du stade L3 à L4 et migrent dans les parois artérielles vers les artères du pancréas, du colon, du foie, des reins. On retrouve parfois certaines larves dans les artères des membres postérieurs (provoquant alors des boiteries).

Les larves dégradant les artères intestinales, elles sont responsables d’une diminution de l’irrigation sanguine, entraînant des disfonctionnements digestifs, des coliques ou des hémorragies internes (anévrisme). Les inflammations provoquent une fièvre chez le cheval, une perte d’appétit et un amaigrissement.

Après développement, les larves passent du stade L4 à L5 et se déplacent à nouveau, toujours par voie artérielle, vers le gros intestin (provoquant à nouveau ulcères et abcès) pour devenir adultes.

- Strogylus edentatus :
Le temps de développement de ces larves pour devenir adultes est de 8 à 10 mois.
Chez ce type de strongles, les larves se déplacent de la même manière que pour Strongylus vulgaris (via les parois des artères) mais migrent, elles, vers le foie provoquant entre autres des hémorragies hépatiques. 

Après développement, les larves passent du stade L4 à L5 et se déplacent à nouveau, toujours par voie artérielle, vers le colon (provoquant aussi ulcères et abcès) pour devenir adultes.

Fièvre, manque d’appétit, diarrhées, constipation, … sont les signes observés avec ce type de parasites.

- Strogylus equinus :
Le temps de développement de ces larves pour devenir adultes est de 10 à 12 mois.

Ces larves se dirigent comme les Strogylus edentatus vers le foie, provoquant une hépatite pouvant aller jusqu’à la nécrose du foie. Elles se déplacent ensuite vers le pancréas (stade L5 - comme les Strongylus vulgaris) pour rejoindre le caecum et atteindre le stade adulte.

Fièvre, manque d’appétit, coliques, déterioration de l’état général, … sont les signes observés avec ce type de parasites.



B/ Les petits strongles (= cyathostomes) :

Ce sont les strongles les plus fréquents.

Il existe 5 variétés de strongles touchant le cheval : Cyathostomum catinatum, Cylicocyclus nassatus, Cylicostephanus longibursatus, Cyathostomum coronatum, Cyathostonum goldi.

Les petits strongles peuvent être de couleur claire, brun ou rouge (voir rouge vif pour les larves). Leur taille est de 0,5 à 2,5 cm.

Les petits strongles (larves et adultes) se logent dans le gros intestin et l’intestin grêle. Ils provoquent alors des dérangements digestifs car ils irritent les parois intestinales et détruisent les vaisseaux lymphatiques et sanguins.

Les petits strongles ont quelques particularités :

Ils peuvent s’enkyster dans la muqueuse de l’intestin (et être à l’abri des traitements vermifuges) pour poursuivre leur développement. Les vers ainsi enkystés provoquent des lésions de la paroi abdominale qui sont irréversibles.

Ils peuvent se mettre en hypobiose (ils arrêtent leur évolution) pendant plusieurs mois (jusqu’à 36 mois).

De ce fait, il n’est possible de toucher les petits strongles par un traitement antiparasitaires que quand ils sortent de leur endormissement pour rejoindre la paroi intestinale (habituellement en période de reproduction).
Par contre, lorsque les larves envahissent massivement la surface de la paroi intestinale, cette migration en masse peut provoquer des diarrhées, uneanémie, des œdèmes ainsi que des coliques mortelles.

Les larves sont ensuite expulsées dans les crottins (facilement visible à l’œil car de couleur rouge).

Les petits strongles ont aussi la vertu de développer une résistance à certaines molécules utilisées dans les vermifuges traditionnels. Cette résistance est accentuée lors de traitement trop nombreux, d’un sous dosage du vermifuge ou d’une accoutumance lors de l’utilisation d’un seul type de molécule (les Benzimidazoles, l'ivermectine, la moxidectine, le pamoate de pyrantel). Il convient aussi de traiter le cheval au moment où les larves sont présentes dans l’intestin (et non pas enkystées et en hypobiose).

Les signes d’une infestation par des petits strongles sont l’amaigrissement, la perte d’appétit, un mauvais état général, une robe terne, des coliques répétitives, des diarrhées (parfois noirâtre).



LE TENIA  ou Cestode (anoplocéphales)

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Le ténia se fixe au niveau de l’intestin grêle. Il absorbe alors les aliments dans le contenu intestinal du cheval. Le parasite compense ainsi son absence d'intestin.

Le ténia se nourrit en absorbant des lipides, des glucides, des protéines, des oligo-éléments et des vitamines. 

Le ténia est composé de segments. Chaque segment renferme un appareil reproducteur hermaphrodite (qui a les organes de reproduction des deux sexes), Quand ils se séparent du corps du ténia, ils se retrouvent dans le gros intestins, où ils se déchirent et libèrent les oeufs, qui se retrouvent dans les crottins. 

Après ingestion par un acarien terrestre (bousier), l'oeuf se transforme en une larve infestante.
Les acariens proliférant sur des terrains acides et humides. De ce fait, un bon drainage des sols des pâtures est conseillé. Un chaulage des terrains peut être nécessaire (cyanamide calcique), mais attention, ces produits sont polluants pour l’environnement. 

Le cheval se contamine au pré en ingérant les acariens présents dans l'herbe.
La larve ingérée se fixe alors sur la muqueuse de l'iléon (3ème partie de l’intestin grêle), puis fabrique des segments. Six à dix semaines plus tard, le cheval héberge un ténia qui six semaines après éliminera à nouveau des segments et des œufs à destination des acariens. 
L'affection parasitaire touche principalement les chevaux allant en prairies où ils s'infestent principalement au printemps.

Il existe 3 différentes espèces de ténia :

Anoplocephala perfoliata : C’est le plus fréquent des ténias, il est de petite taille (4 à 8 cm de long sur 1 cm de large). C'est l'espèce la plus répandue chez les équidés. 

Anoplocephala magna : C'est le plus grand (20 à 80 cm de long sur 2 cm de large), il vit à l'état adulte dans l'intestin grêle.

Paranoplocephala malillana.A.magna et P.mamillana : Localisé lui aussi dans l'intestin grêle, il mesure de 1 à 5 cm sur 0.5 cm de large, il est relativement rare.

Les symptômes chez le cheval sont un amaigrissement, une perte d’état, des coliques, parfois à répétition quand le tube digestif est obstrué, pouvant provoquer des ulcères. La détection de la présence d’un ou plusieurs ténias se fait par coproscopie et les traitements antiparasitaires se font principalement en hiver.



LA DOUVE (Fasciola-hepatica)


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La douve est un parasite du foie qui se nourrit d’hémoglobine.
Les cas de douves sont rares chez le cheval mais se retrouvent fréquemment chez les ovins, les bovins et parfois aussi chez l’humain. 

La douve se retrouve principalement en extérieur en milieu humide.
La douve est de couleur blanc-gris, d’une taille de plus ou moins 28mm à l’age adulte, de forme plate avec une « tête » conique.

Le cycle de prolifération de la douve est complexe. Les animaux infestés (ovins, bovins, équidés) polluent par leurs déjections un étang, une mare ou un cours d’eau. Les œufs rejetés dans les bouses et les crottins se transforment en larves. Ces larves repèrent grâce à leur odorat des mollusques gastéropodes d’eau douce, les limnées (ou lymnées). Les larves de douve vont se fixer sur le mollusque, perforer sa peau, se diriger puis s’installer dans son foie.  

Les larves continuent leur évolution pour devenir des cercaires (larves infestantes) puis quittent le mollusque pour chercher à se fixer et à s’enkyster sur des plantes immergées au bord d’une rive. Les larves sont alors infestantes pendant une période de 2 à 6 mois.
Un cheval broutant à proximité du point d’eau peut alors s’infester en ingérant une plante où se trouve une larve de douve enkystée.
Une fois ingérée, la douve va se diriger vers le foie et les canaux biliaires pour s’y développer et commencer à pondre de nouveaux œufs (20.000 œufs par jours en moyenne).

________________________________________________________________________
LA LUTTE CONTRE LES PARASITES INTESTINAUX

Nous allons voir ci-après quelques conseils qui permettent de réduire et/ou d’éradiquer un sur-parasitisme néfaste au cheval.

A/ Quelques conseils pratiques préventifs :

Bien entretenir le box (litière, râtelier, abreuvoir) pour limiter toute auto-contamination.

Vider entièrement un box avant d’y mettre un cheval de passage.

- La rotation des pâturages (changer les chevaux tous les 15 jours de parcelle puis laisser la parcelle 3 mois sans chevaux).

- L’entretien des prés (avec ramassage et évacuation des crottins et fauchage systématique des zones de refus). 

Eviter le surpâturage (les zones à crottins ont 20 fois plus de larves de parasites que les zones à brouter).

- Interdire au cheval l’accès aux mares et eaux stagnantes, drainer les pâtures et ne laisser au cheval qu’une eau courante et claire (que l’on aura fait analyser préalablement).

- Stocker et attendre un an avant d’épandre le fumier dans une pâture.

Alterner si possible les pâtures avec des bovins pour « casser » le cycle de reproduction des parasites (les bovins ne sont pas sensibles aux mêmes parasites que les équins). 

B/ La vermifugation

- Donner un vermifuge avant un repas.

- Le mieux est de vermifuger et de laisser le cheval au box pendant 3 jours pour pouvoir récupérer et évacuer les crottins infestés.

- Si le cheval est au pré, le vermifuger 3 jours avant le changement de parcelle (afin de ne pas contaminer la nouvelle parcelle).

- Il faut vermifuger tous les chevaux vivant ensemble en même temps.

- Il faut vermifuger un nouvel arrivant 3 jours avant son arrivé dans sa nouvelle écurie ou dans un nouveau troupeau.

- La fréquence des vermifugation d’un cheval varie de 2 à 6 fois dans l’année en fonction de son mode de vie, de son lieu de vie, de son alimentation et des mesures préventives prises dans la gestion des pâtures.

C/ Les limites des vermifuges

- Il est quasi impossible de détruire 100% des parasites vivant dans l’organisme du cheval.

- Les vermifuges classiques (chimiques) ne sont pas actifs sur l’ensemble des parasites, ce qui nécessite une alternance des vermifuges utilisés.

- Les larves enkystées (strongles) sont très difficiles à atteindre avec un vermifuge classique.

- La destruction d’un trop grand nombre de parasites peut provoquer un état de choc chez le cheval ainsi qu’une intoxication par les toxines émises par les parasites lors de leur mort.

- Certains vermifuges ne sont pas recommandés pour les poulinières ou pour les poulains.


D/ Calendrier des vermifugations


Nous vous avons préparé un petit tableau rappelant les périodes types de vermifugation « chimique » préventive sur une base de 4 traitements annuels. En cas de doute, n’hésitez pas à faire une coprologie des crottins de votre cheval pour éventuellement adapter ses traitements à son état ou à faire appel à votre vétérinaire.













[b][b] Mois de l’année[/b][/b][b][b]Parasites ciblés[/b][/b][b][b]  Molécules chimiques utilisables[/b][/b]
 Décembre - Janvier Vers plats de type « Ténias »Soit un organophosphoré seul ou en association soit Ivermectine avec praziquantel
 Mars - Avril Vers ronds de type « Ascaris », « Oxyures » et « Strongles » Ivermectine ou Moxidectine
 Juin - Juillet Vers ronds de type « Ascaris », « Oxyures » et « Strongles »Soit à base d'Ivermectine, soit à base de Benzimidazolé et de Probenzimidazolés ou dérivés.
 Septembre -Octobre Vers ronds de type « Ascaris », « Oxyures » et « Strongles » + « Gastérophiles »Soit à base de Tétrahydropyrimidine, soit à base d'Ivermectine
Exemple de vermifuges disponibles par type de molécules chimiques utilisées. Cette liste n’est pas exhaustive et ne dispense pas d’un avis vétérinaire en cas de doute.






















[b][b]Molécules chimiques[/b][/b][b][b]Vermifuges chimiques disponibles[/b][/b]
 Ivermectine Eqvalan ou Furexel
 Ivermectine + Praziquantel Eqvalan duo, Equimax
 Moxidectine Equest
 Benzimidazolé et de Probenzimidazolés Telmin, Panacur, Nermikin, Equiminthe, Rintal, Vermequine, Némapan
 Tétrahydropyrimidine Strongid
 Organophosphoré seul Néguvon, Equigard
 Organophosphoré en association Telmin+, Rintal+
E/ Derniers conseils

- Pour connaître ‘’vraiment’’ la situation parasitaire de votre cheval, faites régulièrement des coprologies de ses crottins par votre laboratoire vétérinaire départemental. Vous connaîtrez alors réellement son état parasitaire.

Après chaque traitement vermifuge, faites une cure de drainage hépato-biliaire à votre cheval. Ceci l’aidera à éliminer les toxines émises par les parasites au moment du traitement vermifuge et qui s’accumulent au niveau de son foie.

Essayez les traitements anti-parasitaires naturels comme le 
VERS TRANKILL de AJC Nature. Ils donnent de bons résultats et préservent le bien-être et la santé de votre cheval (Le VERS TRANKILL n'est pas classé parmi les Vermifuges).




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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par Nath le Sam 02 Avr 2016, 16:26

Jean merci pour les infos!

Je suis au boulot et j'en profite pour me faire un dossier sur les vers et les vermifuges. Seulement, je peine à trouver les versions imprimables. Est-ce que vous auriez des liens pdf ou des récapitulatifs imprimables? Merci d'avance!
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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par klaasnoir le Sam 02 Avr 2016, 18:17

très interessant jean merci beaucoup pour cette fiche même si on sait beaucoup de chose sur les vers cette fiche est complète
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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par Jean le Sam 02 Avr 2016, 19:32

Merci Nath et Maryse ! 

 @nath je vais voir ce que je peux faire pour le côté "imprimable" ! 

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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par inkinette le Sam 02 Avr 2016, 19:46

Jean a écrit:Merci Nath et Maryse ! 

 @nath je vais voir ce que je peux faire pour le côté "imprimable" ! 

voilà [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] (enfin la deuxième fiche , si tu veux je rajoute la première ^^
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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par Jean le Sam 02 Avr 2016, 20:44

Ah mais oui ! Je demandais à Nath en MP (pour ne pas polluer) si elle avait dropbox mais j'avais oublié la possibilité du lien !!! 

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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par Nath le Sam 02 Avr 2016, 20:45

J'irai voir le lien en rentrant! Merci à tous les 2!!!
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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par Jean le Sam 02 Avr 2016, 21:02

Voici pour la première partie :
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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par Nath le Sam 02 Avr 2016, 23:40

Trop bien! Merci à tous les 2!
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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par inkinette le Jeu 07 Avr 2016, 20:38

J'ai trouvé ça sur FB : 'En pleine période de poulinage, des infections bactériennes, virales ainsi que des parasites viennent perturber le système immunitaire des poulains déjà si fragiles.

3 types de parasites méritent une attention particulière :

1. Le parasite intestinal « Parascaris » est l’un des plus dangereux chez les poulains et les jeunes chevaux et ce, jusqu’à l’âge de 18 mois.
Le poulain s’infecte malheureusement dès son premier jour de vie lors de l’ingestion des œufs. Ceux ci étant très résistants dans l’environnement.
Ces vers ronds vont passer par l’intestin grêle, le foie, les poumons et la trachée de votre jeune cheval.

2. Les strongles gastro-intestinaux, « les trichonèmes »

3. Les Vers Solitaires (Anaplocephala) sont des vers de 5 a 8 cm qui abiment gravement l’appendice avec des invaginations ou même des nécroses de l’appendice.

Symptômes des parasites :

- diarrhée - constipation - infections respiratoires - coliques par obstruction- rupture intestinale- péritonite.
Votre poulain va subir un amaigrissement et une perte massive de protéines.
Si il n’est pas soigné, il peut en mourir!

Exemple en clinique

• Certains propriétaires ne pensent pas directement aux parasites car ils ont pris soin de vermifuger leur cheval.
En clinique, nous réalisons des échographies afin de contrôler les organes du poulain et l’invasion des parasites.

• Les poulains souffrants de coliques vont être opéré. Le chirurgien peut alors constater une obstruction suite aux parasites morts ou une perforation de l’intestin par des vers (il est trop tard pour le poulain voir photo)

Attention :

Certains parasites résistent aux vermifuges. C’est pourquoi nous vous conseillons de faire contrôler les parasites de votre poulain.

Comment faire ?

L’examen s’appelle : Coproscopie parasitaire : examen des crottins au microscope Ainsi, un vermifuge adéquat et efficace sera prescrit pour votre cheval.
Votre vétérinaire reste votre meilleur conseillé dans le domaine.

Equitom a mis au point un nouveau service de diagnostic et de contrôle des parasites intestinaux chez les chevaux."

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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par Jean le Jeu 07 Avr 2016, 21:12

J'ai rajouté le lien !


 Tu as vu les photos qui vont avec ? C'est impressionnant !

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Re: Les vers chez le cheval ....

Message par inkinette le Jeu 07 Avr 2016, 21:31

Oui impressionnantes les photos ! Y a beaucoup de trucs impressionnants sur leur page comme la vidéo de la tumeur d'une jument (plus grosse qu'un ballon de foot affraid )
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Re: Les vers chez le cheval ....

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