Allergies cutanées ...par Estelle Duchiron (témoignage)

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Allergies cutanées ...par Estelle Duchiron (témoignage)

Message par Jean le Dim 23 Aoû 2015, 08:16

Allergie cutanée : des causes multiples

Paru le 10/05/2005
Rédigé par Estelle Duchiron


Après deux ans passés dans les présentations de frison en France, je décide d’acquérir un frison en Hollande, Carsten.D, entier, fils de Anne 340 et de Gelske Fân Velbos Stb Sert (fille de Mammen). Agé à l’époque de 3 ans, Cartsten D. est rapatrié en France en mars 2003. Le cheval est en bonne santé, malgré les recommandations du responsable de la station d’élevage du Lunteren d’alimenter le cheval qu’avec des granulés, je décide de l’habituer à une alimentation traditionnelle (orge et avoine gonflé) avec complément minéral et foin comme mes 4 autres chevaux. Au bout de trois mois, le cheval est mis au pré la journée, dés lors il présente les premiers symptômes de sa maladie : roulades dans le pré pour se gratter le dos, attribué à un comportement joueur, je ne fais pas attention à ses signes jusqu’au mois d’août ou le cheval se gratte l’encolure à s’arracher la crinière. Mon vétérinaire de l’époque diagnostique de suite une dermite estivale. Le cheval est protégé par une couverture et un anti-mouche, sorti la nuit, le problème semble disparaître dans les mois qui suivent pour s’intensifier au printemps suivant. Le cheval va vivre un calvaire, agressif et dangereux pour lui et moi, il n’est plus du tout travaillé, toutes les solutions sont tentées pour le protéger des mouches coupables…. Arrive le mois d’octobre et le problème empire, le cheval présente des squames sanglant sur toute l’encolure et la queue, il est impossible de le rentrer dans un box sans qu’il se jette sur un mur et détruise mangeoire, abreuvoir, porte. Face aux symptômes de l’animal mon vétérinaire de l’époque continue à penser à une allergie aux mouches … Il décide de le placer sous cortisone (Voren en IM) et de faire une analyse de dépistage allergique aux mouches. Le Voren ne donne aucun résultat et les analyses sont faussées par la cortisone, avec un résultat peu probant sur une allergie aux mouches. Malgré mon obstination à trouver les causes responsables de la maladie du frison le vétérinaire me conseille de le « blanchir » et de le vendre ou mieux : l’euthanasie… Refusant la solution je prends contact avec une clinique vétérinaire française (Loiret) et une jeune vétérinaire belge, de suite elle écarte la possibilité d’allergie aux mouches, pas évident d’en trouver en plein mois de novembre… La cortisone est stoppée, de nouveaux examens sont effectués par Allergovet qui détecte une importante allergie alimentaire à l’Avoine, aux graminées et même au saule. Le diagnostique est enfin posé avec certitude. Notre vétérinaire nous prévient, les allergies sont compliquées à soigner et surtout longues. Si les signes cliniques résident sur la partie supérieur de l’encolure et de la queue, c’est que chez le cheval se sont les parties les plus grasses où se concentrent les toxines. De suite il a fallut opérer un changement alimentaire total en élimant l’avoine, le foin même les friandises, interdiction d’utiliser démêlant à crins, shampoing et anti-mouche, médicament sauf avis contraire qui peuvent contenir de l’extrait d’huile d’avoine. Je me sens alors responsable depuis deux ans d’empoisonner Carsten. Le cheval est désormais alimenté avec de la luzerne mélasse Alfa A, et je trouve deux marques d’aliments sans avoine Havens (Hollandais) et Cavalor (Belge), j’utilise le dernier, aucun aliment français ne répond aux critères. Il faudra 4 semaines pour que Carsten élimine complètement ses toxines, car soigner l’allergie c’est traiter les causes avant les conséquences.
Il sera mis sous cortisone par voie orale pendant un mois à un rythme dégressif, des injections d’ARA 3000 bleu, suivant un protocole établi par mon vétérinaire et une désensibilisation est de suite entamée.



Aujourd’hui Carsten va très bien il est joueur gai, heureux de vivre, il a perdu complètement son agressivité et est de nouveau monté. Notre vétérinaire nous a prévenus le combat durera plusieurs années, et d’autres facteurs allergènes peuvent apparaître mais ont peu les combattre. Si Carsten a exprimé son allergie sous forme de dermite cutanée d’autre le fond par voie respiratoire (infections respiratoires, emphysème), alors avant d’envisager des thérapies lourdes ou des solutions extrémes, n’hesitez pas à contacter des véternaires passionnés par leur métier et au courant des nouveaux traitements, voire même des spécialistes équins en allergie. Battez vous c’est long, mais quel plaisirs de retrouver son cheval calme et ne souffrant plus. Je ne suis pas vétérinaire, il s’agit de mon expérience, chaque cas est unique, mais il permettra d’apporter des pistes à d’autres propriétaires, actuellement il n’y a pas de preuve absolue de transmission dans le patrimoine génétique du cheval de facteur allergène. N’hésitez pas à prendre plusieurs avis, et oubliez les poudres de « perlimpinpin » honêreuses et prometteuses de résultats. Souvenez-vous combien de chevaux « foutus » sont devenus d’excellent compagnon.

Estelle Duchiron

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