Fièvre West Nil ... infos diverses (Institut Pasteur, laboratoire Duvaxyn, RESPE )

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Fièvre West Nil ... infos diverses (Institut Pasteur, laboratoire Duvaxyn, RESPE )

Message par Nath le Ven 18 Sep 2015, 19:44

Institut Pasteur :

West Nile



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le virus West Nile est transmis à l’homme par les moustiques. Il entraîne une fièvre brutale, parfois associée à des complications neurologiques qui peuvent être sévères chez de nombreuses espèces animales. Depuis sa première identification en Afrique de l’Est, le virus a été identifié sur l’ensemble des continents. Aujourd’hui, il est endémique dans le pourtour méditerranéen, en Europe Central et en Amérique du Nord où il est responsable de cas humains mortels comme il a été observé en Grèce continental, en Italie du Sud et aux Etats-Unis.
 
 

Cause

Le virus West Nile appartient à la famille des Flaviviridae du genre flavivirus. Ce sont les oiseaux migrateurs qui jouent le rôle d’animaux réservoirs du virus West Nile. La transmission du virus West Nile se fait via la piqûre de moustiques du genre Culex : après avoir piqué des oiseaux infectés, les femelles moustiques deviennent compétentes pour la transmission du virus aux humains lors d’un repas sanguin.
 

Transmission et symptômes chez l’homme

Transmission

Si le virus West Nile infecte l’homme principalement par piqûre d’un moustique vecteur, des cas de transmission par transfusion sanguine et lors de transplantations d’organes ont été décrits.
 

Les symptômes

Dans la majorité des cas (80%), l’infection par le virus West Nile est asymptomatique. Les formes symptomatiques de la maladie se caractérisent par l’apparition brutale d’une fièvre importante après 3 à 6 jours d’incubation. Cette fièvre est accompagnée de maux de tête et de dos, de douleurs musculaires, d’une toux, d’un gonflement des ganglions du cou, et souvent d’une éruption cutanée, de nausées, de douleurs abdominales, de diarrhées et de symptômes respiratoires.
 
Des complications neurologiques (méningite, encéphalite) surviennent dans moins de 1% des cas. Plus rarement encore, d’autres complications (hépatite, pancréatite ou myocardite) peuvent apparaître. Généralement, le malade récupère spontanément, parfois avec séquelles. Mais l’infection virale peut s’avérer mortelle principalement chez les adultes séniors.
 

L’encéphalite du cheval

Chez le cheval, espèce sensible au virus West Nile, l’infection virale est reponsable  d’une fièvre, une encéphalomyélite et une paralysie des membres postérieurs, avec un taux de mortalité conséquent.
 
Des cas de chevaux infectés par le virus West Nile ont été rapportés dans plusieurs pays d’Europe et du bassin méditerranéen : en Egypte, en Italie (1998), en Israël (2000), aux Etats-Unis (1999-2004), enFrance (en Camargue en 2000 et dans les Pyréneés Orientales en 2006), en Guadeloupe en 2002, et auMaroc en 2003.
 

Epidémiologie

Le virus West Nile est considéré aujourd’hui comme le flavivirus le plus répandu après celui de la dengue. Il tire son nom du district de West Nile, en Ouganda, où il a été isolé pour la première fois en 1937 chez une femme souffrant d’une forte fièvre. Il a ensuite été détecté chez des hommes, des oiseaux et des moustiques en Egypte au début des années 50, et a depuis été retrouvé chez l’homme ou l’animal dans de nombreux pays.
 

Afrique

En Afrique, la plus importante épidémie, en 1974, a touché 3000 personnes dans la province du Cap, à la suite de pluies abondantes. Des cas isolés et des épidémies chez l’homme ont été observés en Algérie, Azerbaïdjan, Egypte, Ethiopie, Inde, Madagascar, Maroc, Nigeria, Pakistan, République Centrafricaine, République démocratique du Congo, Sénégal, Soudan, Tunisie et dans quelques pays d’Europe.
 

Europe

En Europe, des cas humains sont reportés depuis les années 1960. Cependant, depuis une quinzaine d’années la fréquence des infections s’est accélérée. Aujourd’hui, le virus West Nile est endémique dans plusieurs pays d’Europe et son aire de répartition est en progression. Son activité est particulièrement marquée dans les pays d’Europe du sud. En 2010, la Grèce a connu une importante épidémie en comptabilisant 262 cas. Toujours en Grèce continentale, mais aussi en Italie du sud, des formes neurologiques graves et parfois mortelles ont été observées au cours de ces dernières années.
 
En France, les premiers cas humains et équins ont été diagnostiqués dans le début des années 1960. Le virus est réapparu chez des chevaux en Camargue en 2000, et 7 cas humains ont été recensés en 2003 dans le Var.
 

Apparition sur le sol américain

Depuis 1999, des cas humains de fièvre à virus West Nile sont rapportés sur le continent américain, où une première épidémie s’est déclarée dans la ville de New York la même année. Des épidémies limitées ont ensuite eu lieu aux Etats-Unis les deux années suivantes, et c’est en 2002 que le virus s’est considérablement répandu sur le continent, touchant 4156 personnes dans 44 états, et faisant 284 décès. C’est la plus grande épidémie de fièvre à virus West Nile jamais répertoriée, avec un pic d’activité en 2003 touchant 9862 personnes dans 44 états dont 2866 cas d’encéphalites et 264 décès.
 
Un léger fléchissement marque l’année 2004, avec 2470 infections humaines et 88 décès aux Etats-Unis. Le bilan humain reste lourd en 2007 avec 3630 cas confirmés dont 1217 formes neurologiques et 124 décès. En 2008, 1356 cas ont été diagnostiqués dont environ 50% d’encéphalite/méningite et 44 décès. Enfin, au cours de l’année 2009, 663 cas ont été comptabilisés dont environ 50% d’encéphalite/méningite (source CDC, USA) et 30 décès.
 
En 2012, les chiffres avancés par les autorités sanitaires américaines confirment le retour de la présence du virus à un haut niveau. Au total, 183 décès pour 4500 cas diagnostiqués pour une infection par le virus West Nile ont été recensés.
 

Ecologie : un cycle moustiques/oiseaux

La transmission naturelle du virus West Nile se fait par des moustiques, principalement du genre Culex. Tous les facteurs favorisant la pullulation des moustiques vecteurs (pluies abondantes, irrigation, températures plus élevées que la normale…) sont susceptibles d’augmenter l’incidence de la fièvre à virus West-Nile dans les régions où il circule. Le virus a aussi été occasionnellement isolé sur d’autresarthropodes, comme les tiques.
 
Les hôtes principaux du virus sont les oiseaux sauvages ou domestiques (canards, pigeons…). Les oiseaux, et notamment les migrateurs, qui permettent au printemps le passage du virus West Nile de l’Afrique aux zones tempérées d’Europe et d’Asie, jouent un rôle crucial dans sa dissémination. Les moustiques s’infectent lors d’une piqûre sur ces oiseaux et perpétuent localement le cycle moustiques/oiseaux. Depuis 1998-1999, en Israël puis aux Etats-Unis, une mortalité liée à l’infection par le virus West Nile est observée chez certaines espèces d’oiseaux dont les corbeaux.
 
Les mammifères (bétail, chiens, chats, chevaux, hommes…) sont quant à eux considérés comme des hôtes accidentels du virus.
 

A l’Institut Pasteur

À l’Institut Pasteur, les programmes d’étude sur le virus West Nile portent, d’une part sur les facteurs de virulence du virus et d’autre part, sur le développement de nouveaux outils de diagnostic viral. Ils sont menés principalement par l’unité Interactions Moléculaires Flavivirus-Hôtes, dirigée par Philippe Desprès, en collaboration avec l’ANSES à Maisons-Alfort. Deux candidats-vaccins contre le virus West Nile, ont été élaborés conjointement avec les équipes de recherche dirigées par Pierre Charneau (Unité de Virologie Moléculaire et Vaccinologie) pour le volet vétérinaire et Frédéric Tangy (Unité de Génomique virale et vaccination) pour le volet médical.
 
Depuis 2007, l’Institut Pasteur coordonne le programme PREDEMICS. Ce programme collaboratif regroupe 17 instituts européens de recherche et de santé publique. Il a vocation à étudier quatre types de virus issus du réservoir animal et à fort potentiel de transmission à l’homme en Europe, dont le virus du West Nile. Les efforts des équipes de recherche impliquées se focalisent autour d’un objectif majeur : la compréhension des mécanismes complexes qui régissent les relations entre le virus et son hôte.
 
L’Institut Pasteur est également engagé au sein du programme européen EUROWESTNILE (2011-2014), en collaboration avec l’Anses. L’objectif est de caractériser les déterminants viraux de virulence et d’étudier la virulence des souches de West Nile présentes en Europe.
 
Récemment, plusieurs équipes de l’Institut Pasteur, coordonnées par Antoine Gessain, se sont associées au sein du programme Transversal de Recherche DEVA. Ce dernier a permis de développer sur le Campus de l’Institut Pasteur de Paris un outil de diagnostic moléculaire pour les virus du chikungunya, de la dengue et du West Nile. Il s’agit d’une puce à ADN qui permet d’effectuer le diagnostic de l’infection virale aiguë à partir d’un liquide biologique comme le sang ou le sérum. Cette puce est aussi capable de caractériser le génome du ou des virus présent(s) dans l’échantillon biologique infecté.
 
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Illustration - Copyright Institut Pasteur
Légende - Cellules neurales infectées par virus West Nile.
 
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Novembre 2012
 
 

Les équipes de l’Institut Pasteur mobilisées sur le sujet

 
Entités de recherche
 
Unité de génomique virale et de vaccination (PDF)
dirigée par Frédéric Tangy
 
Unité des Interactions moléculaires flavivirus-hôtes
dirigée par Philippe Desprès
 
Unité de Virologie moléculaire et vectorologie (PDF)
dirigée par Pierre Charneau
 
Unité insectes et maladies infectieuses (PDF)
dirigée par Paul Reiter
 
Unité de génétique fonctionnelle de la souris
dirigée par Jean-Jacques Panthier

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RESPE :


Deux cas équins d’infection à virus West Nile identifiés dans le Sud de la France, en Camargue – fin août 2015










jeudi 10 Septembre 2015

Veuillez trouver ci-dessous le message d'information de la Plateforme ESA :

La surveillance événementielle des syndromes neurologiques chez les équidés en France a permis d’identifier deux cas autochtones d’infection à virus West Nile, chez deux chevaux présentant des signes cliniques nerveux (ataxie, troubles de la conscience et/ou tremblements) depuis les 11 et 17 août 2015 et stationnés dans les Bouches-Du-Rhône et dans le Gard respectivement, en périphérie de la zone Camarguaise. L’infection à virus West Nile a été rapportée à plusieurs reprises dans le Sud de la France (Camargue dès les années 60, dans l’Hérault en 2000 puis dans le Var en 2003, dans les Bouches du Rhône et le Gard en 2004 et les Pyrénées Orientales en 2006) ; les derniers cas d’infection à virus West Nile en Camargue remontent à 2004 chez les chevaux et à 2009-2010 chez les oiseaux sauvages (enquête sérologique dans l’avifaune).

L’infection à virus West Nile est une maladie non contagieuse, transmise principalement par la piqûre de moustiques (du genre Culex) infectés. Le virus est amplifié selon un cycle moustique-avifaune-moustique et peut être inoculé par un moustique au cheval ou à l’Homme. Le cheval et l’Homme sont des hôtes très sensibles à l’infection et peuvent développer une méningo-encéphalite sévère (dans moins d’un cas sur 10 chez le cheval et environ 1 cas sur 140 chez l’Homme, la majorité des infections passant inaperçues ou prenant la forme d’une pseudo-grippe estivale). Le cheval ou l’Homme constituent cependant des culs-de-sac épidémiologiques ; un cheval ou un homme infecté multiplie peu le virus et ne permettra pas la réinfection de moustiques naïfs se gorgeant sur ces hôtes (pas de transmission possible cheval-Homme, cheval-cheval, Homme-cheval).

Les cas équins d’infection à virus West Nile observés en Camargue sont révélateurs d’un fort niveau d’amplification du virus au sein de l’avifaune résidente et des vecteurs moustiques et par conséquent d’un risque d’infection pour les autres équidés et l’Homme dans la zone. Des mesures de protection contre les piqûres de moustique sont donc actuellement recommandées dans les départements avec des cas d’infection à virus West Nile, soit les Bouches-Du-Rhône et le Gard (assèchement des habitats larvaires des moustiques, désinsectisation des locaux, utilisation de répulsifs cutanés, de moustiquaires, port de vêtements longs en particulier).

La surveillance évènementielle chez l’Homme, les équidés et dans l’avifaune a été renforcée (NS DGAl, NS ONCFS à l’attention du réseau SAGIR et des laboratoires départementaux d’analyse, messages de sensibilisation des Agences Régionales de Santé aux praticiens hospitaliers, appels à la vigilance à destination des vétérinaires équins et détenteurs d’équidés lancés par le RESPE et NEVA). Les cas de méningo-encéphalites chez l’Homme et le cheval devront faire l’objet de déclarations auprès des services compétents (CIRE, DDPP), accompagnées des prélèvements adéquats (sang pour sérologie principalement, et si possible sang EDTA, liquide céphalo-rachidien et urine pour recherche virologique). De plus, les mortalités (même isolées) observées par le réseau SAGIR et les réseaux de naturalistes et de centres de soin de faune sauvage dans les départements de la côte méditerranéenne (y compris la Corse) et concernant des espèces d’oiseau très sensibles à l’infection (corvidés, passéridés, rapaces, turdidés) feront l’objet d’une recherche du virus West Nile. Un groupe de travail ad hoc a été mis en place au niveau de la Plateforme ESA pour définir très rapidement les modalités de surveillance événementielle et programmée qui permettront de préciser la situation épidémiologique chez les équidés et d’estimer l’étendue des zones méditerranéennes concernées par la circulation du virus West Nile.

Écrit par Vera KANT   

Sylvie Lecollinet (Anses, Laboratoire de santé animale, Maisons-Alfort – LNR West-Nile)

Avec la contribution du groupe de suivi West-Nile de la Plateforme ESA




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Laboratoire Duvaxyn :


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Edit de Jean : Je tiens à préciser qu'il s'agit d'un laboratoire privé faisant la promotion de ses produits ! Ne sont à prendre en compte que les informations directes sur le virus 

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Message par Jean le Ven 18 Sep 2015, 21:53


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Message par Nath le Ven 18 Sep 2015, 22:13

Bravo Jean pour cet énorme travail !!!!!!
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Re: Fièvre West Nil ... infos diverses (Institut Pasteur, laboratoire Duvaxyn, RESPE )

Message par Jean le Ven 18 Sep 2015, 22:32

Mais c'est ton travail !

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Message par Nath le Ven 18 Sep 2015, 22:51

Je te dois des remerciements (au moins) pour l'aide à la mise en page Wink
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