Le Shiatsu ...

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Le Shiatsu ...

Message par Jean le Sam 28 Fév 2015, 07:57

Sujet emprunté au site "Azurchevalnature" :

LE SHIATSU

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Qu’est-ce que le Shiatsu?




Le Shiatsu est une méthode de soins qui nous arrive d’Asie et qui tire son origine d’un système de pensées et de pratiques qui s’est développé sur plus de 5000 ans. Shiatsu, qui signifie en japonais doigt (shi) et pression (atsu) (on pourrait donc traduire le mot Shiatsu par digipression), est un traitement basé sur les principes de la Médecine Traditionnelle Chinoise (M.T.C) qui utilise la pression par le toucher afin de stimuler certains points spécifiques sur le corps (les tsubos) dans le but de rétablir la santé du patient.

Le traitement Shiatsu est une méthode holistique qui permet un rééquilibrage en profondeur du corps et de l’esprit. Elle est cependant sans danger car douce et sans effets secondaires. C’est une sorte d’acupuncture sans aiguille. Elle est de nos jours couramment utilisée chez l’homme pour soulager des problèmes d’origine musculaire, des troubles digestifs, les migraines et autres maux fréquents ainsi que des problèmes d’origine psychologique.

Le praticien Shiatsu se sert de ses pouces, doigts et paumes pour appliquer des pressions sur des points ou des zones du corps afin de rééquilibrer le réseau énergétique de l’animal et de favoriser ainsi la libre circulation de l’énergie sur l’ensemble du corps. Au cours du traitement, il fera effectuer au cheval des rotations ou étirements de membres qui tiennent également une place prépondérante dans le processus de guérison.

La popularité croissante du traitement Shiatsu ainsi que l’enthousiasme de nos participants (stages d’initiation) en France, Belgique et Suisse, correspond au besoin actuel de recourir à une méthode de soins holistique, efficace et sans médication excessive. Il est temps d’initier le monde équestre au Shiatsu afin que la relation chevaux / cavaliers puissent s’épanouir davantage : pour le cheval, la possibilité de découvrir la main de l’homme comme source d’un nouveau bien-être (Shiatsu de relaxation ou d’entretien) et pour le praticien confirmé, un merveilleux outil de communication, lui offrant l’opportunité de traduire les maux du cheval en mots.




Comment est-ce que cela fonctionne?

Les Chinois pensent que l’univers qui nous entoure est un champ énergétique dont les différents stades de vibration se manifestent sous de multiples formes. Ils nomment cette énergie le Qi (ou Ki en Japonais). C’est le souffle vital, la force de vie qui anime toute chose vivante du monde humain, animal et végétal. Lorsque le Ki quitte définitivement le corps physique (au moment de la mort), celui-ci se décompose et meurt.

En M.T.C, le Ki joue un rôle dans le fonctionnement des activités vitales du corps. C’est l’équivalent de la fonction du sang dans la médecine occidentale. Cette énergie alimente le corps et lui permet de se défendre contre les agents pathogènes. Lorsque le Ki circule harmonieusement dans le corps, l’état de santé est donc satisfaisant. Au contraire, si le flot du Ki est interrompu, le corps ne peut plus fonctionner correctement et son état de santé va se détériorer progressivement si le courant énergétique n’est pas rétabli. Lorsque ces déséquilibres énergétiques perdurent dans le temps, l’état maladif fait son apparition et peut à la longue créer de véritables handicaps tant sur le plan physique que psychologique. En effet, la M.T.C. diffère de la médecine occidentale de part sa nature holistique. Les médecins chinois considèrent que le Ki nourrit le corps physique mais aussi l’esprit. Le corps et l’esprit forment un tout, un ensemble interconnecté et indivisible à l’exemple du couple yin yang. Les médecins chinois parlent de “corps-âme-esprit”. Nos émotions affectent le fonctionnement de nos organes et ceux-ci en retour affectent celui de notre esprit. Il en est de même chez le cheval qui possède un réseau de méridiens similaires à celui de l’homme. Le traitement Shiatsu, grâce à son action de détente, favorise la libération d’endorphines (les anti-inflammatoires naturels de l’organisme) et permet de rétablir le courant énergétique ainsi que sa libre circulation sur l’ensemble du corps. L’animal peut alors retrouver santé physique et psychique, ses performances s’en trouvant ainsi améliorées.



Dans quel cas utiliser le Shiatsu?

L’état de santé de n’importe quel cheval peut être amélioré grâce au Shiatsu - quelque que soit son âge, sa race ou le type de travail qui lui est demandé. La stimulation régulière du réseau énergétique permet de garder le système immunitaire bien accordé comme un instrument de musique qu’on nettoierait et accorderait à intervalles réguliers. Le Shiatsu améliore la souplesse des tissus, favorise l’élimination des toxines et des tensions musculaires, corrige les défauts mineurs du squelette, facilite le fonctionnement harmonieux du système nerveux ainsi que celui des glandes endocrines, stimule la ventilation pulmonaire, la circulation du sang et des liquides organiques (dont la lymphe). La souplesse corporelle et la mobilité articulaire augmentent. Les muscles, ligaments et tendons s’assouplissent tout en devenant plus résistants, rendant possible l’amélioration des performances physiques et réduisant les risques de blessures. L’action de relaxation du Shiatsu apaise l’esprit du cheval nerveux tandis que la stimulation de certains méridiens aura une action revitalisante sur le cheval léthargique lui redonnant goût à la vie et au travail. Le traitement Shiatsu peut être utilisé en complément du traitement vétérinaire afin d’accélérer la guérison de votre cheval malade/blessé ou bien en méthode de soins préventifs avant une période de surmenage (compétitions), de stress (transport) ou encore aux intersaisons afin de maintenir un bon état de santé générale tout au long de l’année. De nombreux problèmes qui persistent après examens et traitements vétérinaires peuvent être améliorés voire définitivement résolus par le Shiatsu: allures incorrectes, raideurs et tensions, sciatiques, boiteries, problèmes d’équilibre au galop, un cheval sur l’oeil, celui qui mord, qui se cabre ou rue sans raison, dont on ne peut pas toucher la tête, les oreilles, la queue.....à moins que ça ne soit un léger changement de comportement chez le cheval, anodin pour les autres mais préoccupant pour le propriétaire qui connaît bien son compagnon. Derrière la plupart de ses symptômes récurrents se cachent le plus souvent une douleur indétectée, une blessure parfois ancienne (voire même son douloureux souvenir) que l’on croyait guérie, une souffrance psychologique insoupçonnée. Une fois le problème de fond traité et la douleur ainsi éliminée, les troubles physiques et psychiques disparaissent généralement d’eux-mêmes et le cheval peut apprendre et travailler de manière beaucoup plus efficace.

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Le Shiatsu, né en Asie il y a plus de 5000 ans et régulièrement enseigné et développé depuis lors, est une méthode de soins ancestrale qui exprime l’harmonie voulue entre une pratique médicale et toute une philosophie, celle de l’être et du bien-être. La médecine chinoise traditionnelle comprend diverses formes de traitements : la gymnastique (Qi Gong), la moxibustion, l’acupuncture, la pharmacopée et la massothérapie (anmo).

Anmo qui signifie, en chinois, presser-frotter fut la première thérapie à utiliser la pression par le toucher afin de stimuler certains points spécifiques sur le corps pour rétablir la santé du patient. Cette pratique fut importée au Japon (Anma en japonais) comme technique de relaxation. Elle fut d’abord pratiquée par les aveugles car les Japonais pensaient que leur cécité leur faisait fortement développer les autres sens et notamment celui du toucher. Ce n’est qu’au début du vingtième siècle que la forme thérapeutique de l’Anma fut remise au goût du jour. Les Japonais la renommèrent alors Shiatsu, qui signifie en japonais doigt (shi) et pression (atsu), pour la différencier de l’Anma de relaxation. On pourrait donc traduire le mot Shiatsu par digipression.

Le Shiatsu est une méthode de soins douce et sans effet secondaire dangereux pour la santé. C’est une sorte d’acupuncture sans aiguille. Le praticien Shiatsu se sert de ses pouces, doigts et paumes pour appliquer des pressions sur des points (appelés tsubos) ou des zones spécifiques du corps afin de rééquilibrer le réseau énergétique (réseau des méridiens d’acupuncture) du patient. Le praticien Shiatsu n’est ici qu’un catalyseur, il ne sert qu’à donner le petit coup de pouce (littéralement !) afin de permettre à l’organisme du patient de puiser en lui-même les ressources nécessaires à son rétablissement. Le Shiatsu, grâce à son action de détente, favorise la libération d’endorphines (les anti-inflammatoires naturels de l’organisme) et permet de rétablir le courant énergétique ainsi que sa libre circulation sur l’ensemble du corps.

Au cours du traitement, le praticien fera effectuer à son patient des rotations ou étirements de membres qui tiennent également une place prépondérante dans le processus d’(auto)guérison. Lors d’une séance de Shiatsu équin, la main du praticien effectue une « lecture » de chacune des zones du corps afin de n’omettre aucun indice de déséquilibre et apporter au cheval un sentiment de bien-être global. Le Shiatsu, par son action de drainage, favorise l’élimination des toxines et libère le corps des surcharges physiques et émotionnelles.

Comment cela fonctionne?

Les Chinois pensent que l’univers qui nous entoure est un champ énergétique dont les différents stades de vibration se manifestent sous de multiples formes. Ils nomment cette énergie le Qi (ou Ki en Japonais). C’est le souffle vital, la force de vie qui anime toute chose vivante du monde humain, animal et végétal. Lorsque le Ki quitte définitivement le corps physique (au moment de la mort), celui-ci se décompose et meurt.

En médecine traditionnelle chinoise, le Ki joue un rôle dans le fonctionnement des activités vitales du corps. C’est l’équivalent de la fonction du sang dans la médecine occidentale. Cette énergie alimente le corps et lui permet de se défendre contre les agents pathogènes. Elle se concentre dans des canaux appelés méridiens. Ces méridiens sont en relation avec un organe et un viscère du corps, eux-mêmes en relation avec un des grands systèmes de l’organisme et un organe des sens. Citons par exemple le méridien du foie et sa relation directe au système musculaire et qu’on sollicitera pour tout problème de raideurs, contractures ou déchirures musculaires. Ce méridien est aussi relié par une branche interne à l’œil et sera donc utilisé pour traiter tout type de problème oculaire. Ce méridien est également associé à la corne du sabot. Tout problème de sabot (seime, pousse irrégulière ou insuffisante, friabilité…) indique un déséquilibre du méridien Foie.
Tout le long de chaque méridien, se trouve un nombre variable de points où se concentre l’énergie. Ces points (les tsubos) particulièrement réceptifs à la pression sont utilisés par le praticien expérimenté à la fois comme outil de bilan énergétique (ou diagnostic au sens oriental du terme) et de traitement. Ils reflètent en effet l’état de santé du méridien et de l’organe ou du viscère concerné et permettent également de réguler la circulation énergétique.

Lorsque le Ki circule harmonieusement dans le corps, l’état de santé est satisfaisant. Au contraire, si le flot du Ki est interrompu, le corps ne peut plus fonctionner correctement et son état de santé va se détériorer progressivement si le courant énergétique n’est pas rétabli. Lorsque ces déséquilibres énergétiques perdurent dans le temps, l’état maladif fait son apparition et peut à la longue créer de véritables handicaps tant sur le plan physique que psychologique. La médecine traditionnelle chinoise diffère en effet de la médecine occidentale de part sa nature holistique. Les médecins chinois considèrent que le Ki nourrit le corps physique mais aussi l’esprit. Le corps et l’esprit forment un tout, un ensemble interconnecté et indivisible à l’exemple du couple yin yang. Les Chinois parlent de “corps-esprit-âme”. Nos émotions affectent le fonctionnement de nos organes et ceux-ci en retour affectent celui de notre esprit (psychosomatique et somatopsychique). Il en est de même chez les animaux (dont le cheval) qui possèdent un réseau de méridiens similaires à celui de l’homme.

Dans quels cas l'utiliser?

Le Shiatsu est donc une méthode holistique qui permet un rééquilibrage en profondeur du corps et de l’esprit. L’état de santé de n’importe quel cheval peut être amélioré grâce au Shiatsu, et peu importe son âge ou sa race ou le type de travail qui lui est demandé. La stimulation régulière du réseau énergétique permet de garder le système immunitaire bien accordé comme un instrument de musique qu’on nettoierait et accorderait à intervalles réguliers. Le Shiatsu améliore la souplesse des tissus, favorise l’élimination des toxines et des tensions musculaires, corrige les défauts mineurs du squelette, facilite le fonctionnement harmonieux du système nerveux ainsi que celui des glandes endocrines, stimule la ventilation pulmonaire, la circulation du sang et des liquides organiques (dont la lymphe). L’irrigation sanguine, la ventilation pulmonaire et la digestion sont facilitées, la souplesse corporelle et la mobilité articulaire augmentent. Les muscles, ligaments, tendons et articulations s’assouplissent tout en devenant plus résistants, rendant possible l’amélioration des performances physiques et réduisant les risques de blessures dans le futur.
L’action de relaxation du Shiatsu apaise l’esprit du cheval nerveux tandis que la stimulation de certains méridiens aura une action revitalisante sur le cheval léthargique lui redonnant goût à la vie et au travail.

Le Shiatsu peut être utilisé en complément du traitement vétérinaire afin d’accélérer la guérison du cheval malade/blessé ou bien en méthode de soins préventifs avant une période de surmenage (compétitions), de stress (transports) ou encore aux inter-saisons afin de maintenir un bon état de santé générale tout au long de l’année.

De nombreux problèmes qui persistent après examens et traitements vétérinaires peuvent être améliorés - voire définitivement résolus - par le Shiatsu: allures incorrectes, raideurs et tensions, sciatiques, boiteries, problèmes d’équilibre au galop, un cheval sur l’oeil, celui qui mord, qui se cabre ou rue sans raison, dont on ne peut pas toucher la tête, les oreilles, la queue.....à moins que cela ne soit un léger changement de comportement chez le cheval, anodin pour les autres mais préoccupant pour le propriétaire qui connaît bien son compagnon.

Derrière la plupart de ces symptômes récurrents se cachent le plus souvent une douleur non détectée, une blessure parfois ancienne (voire même son douloureux souvenir) qu’on croyait guérie, une souffrance psychologique insoupçonnée. Une fois le problème de fond traité et la douleur ainsi éliminée, les troubles physiques et psychiques disparaissent généralement d’eux-mêmes et le cheval peut apprendre et travailler de manière beaucoup plus efficace.

Appliqué aux chevaux

Le sens du toucher est très développé chez la race équine. La peau du cheval est d’ailleurs si sensible qu’il peut, par exemple, localiser le plus petit insecte posé sur son corps et s’en débarrasser d’un coup de queue ou de dents. Dès la naissance, les chevaux associent le toucher à une sensation de sécurité et à un moyen de communication. C’est par le dialogue gestuel et le contact physique que la jument communique avec son poulain et lui enseigne les bases de son futur comportement d’adulte. C’est ce sens du toucher et du contact qui permet au cavalier de communiquer ses intentions à sa monture (contact des jambes, poids de l’assiette, caresses ou tapes amicales ou bien - au contraire - réprimandes, etc.).

Les Chinois reconnaissent et utilisent les vertus bénéfiques du massage depuis des milliers d’années et les ont perfectionnées en développant une méthode de soins basée sur la stimulation de certains points spécifiques du corps à l’aide d’aiguilles. Nous connaissons aujourd’hui cette thérapie sous le nom d’acupuncture. Il semblerait que l’espèce équine connaisse et utilise cette méthode de soins entre congénères de manière instinctive depuis la nuit des temps.

On retrouve en effet dans la nature cette méthode de soins par le toucher chez un grand nombre d’espèces grégaires dont les équidés. Le toilettage mutuel observé au quotidien chez des chevaux en liberté, qu’ils soient domestiques ou sauvages, ne doit pas être seulement considéré comme un outil de communication entre congénères ou une forme d’alliance entre deux animaux d’un même groupe mais également comme un moyen de se soulager mutuellement de douleurs ou de raideurs passagères.
Les principes du diagnostic oriental sont applicables à la race équine, le corps des chevaux possédant un réseau énergétique composé de méridiens et de tsubos similaires à ceux des êtres humains. Une séance de toilettage mutuel et les gros câlins entre la mère et son poulain ne sont pas anodins, les chevaux ne se toilettent pas au hasard. Ils savent instinctivement solliciter les méridiens et tsubos qui correspondent au type de problèmes rencontrés, leurs régions de “grattages- massages” variant d’un moment de la journée à un autre. Ils ont également un répertoire plus classique comme le massage des flancs par exemple, communément utilisé et très apprécié après une prise de repas (parcours des méridiens du foie et de la rate-pancréas) ou encore celui de la région du garrot qui procure une véritable sensation de détente générale (point Shu du poumon qui permet –en autre chose- de lutter contre l’anxiété).
Par pressions circulaires de leurs lèvres fortes mais sensibles les chevaux massent eux-mêmes certaines parties de leur propre corps. Et lorsque l’endroit n’est pas facile d’accès, ils ont recours à l’aide d’un membre de la harde ou d’un arbre pour effectuer la stimulation du ou des points. Ils stimulent ainsi entre congénères certains points du réseau énergétique en fonction des besoins du moment de chacun. En les observant, on constate très vite que chaque animal est capable de faire comprendre ses besoins personnels à l’autre auquel il va présenter de manière évidente différentes parties de son corps afin que ce dernier les lui masse. Une fois contenté, le service est généralement rendu et le massé devient le masseur; une forme de coopération qui permet donc d’entretenir la santé et la vitalité de chacun.

On peut également observer un cheval qui, s’étant volontairement rapproché d’un autre va commencer à le gratter avec ses lèvres ou ses dents selon l’effet désiré. L’autre cheval va alors interpréter ce geste comme un signal lui demandant de reproduire la même action au même endroit sur son congénère. Dès que le cheval initiateur change d’orientation ou de région sur le corps, l’autre fait précisément la même chose ce qui permet au premier cheval d’être massé exactement selon son besoin.

Le Shiatsu sera donc particulièrement bien adapté à un animal dont le moyen principal de communication entre congénères se manifeste par un échange tactile et dont la peau est si sensible au toucher.

Chevaux domestiques

De nos jours, la grande majorité des chevaux domestiques n’a presque plus l’occasion d’interagir avec des congénères comme elle le ferait naturellement en liberté. Les chevaux de club en particulier sont rarement lâchés au pré (faute de terrain environnant) pour s’y rouler ou tout simplement se gratter contre un arbre. Confinés au box - ou pire - en stalle (la tête au mur dans l’ennui le plus profond), ils ne peuvent se mouvoir librement et ils finissent par perdre cet instinct d’auto guérison qu’ils avaient appris au contact de leurs mères.

L’augmentation du nombre de chevaux présentant des vices d’écuries ou des troubles du comportement illustre bien le caractère psychosomatique de ces pathologies liées à des conditions de vie de plus en plus aberrantes car éloignées de leur habitat naturel et de leurs instincts les plus primaires. Rappelons ici que le cheval n’est domestiqué que depuis 5000 ans c’est-à-dire depuis environ 250 générations. Si son aspect extérieur a considérablement évolué (variété de morphologie, de couleurs de robes et de tempéraments) au contact de l’homme, le système de base est resté inchangé avant et après domestication. Ses appareils digestif, cardio-vasculaire, respiratoire, reproducteur, sa structure osseuse, sa dentition ou encore son organisation sociale et son mode de communication sont similaires à ceux de ses prédécesseurs sauvages ou des autres équidés sauvages (zèbres par exemple) de la planète.
Et pourtant, les processus de domestication et d’urbanisation ont considérablement transformé la vie du cheval au quotidien. La nourriture industrielle, la litière insuffisante ou de mauvaise qualité, la pollution de l’environnement (eau, sol, air), le toilettage poussé à l’extrême (tel que tondre l’intérieur de l’oreille du cheval au risque de le blesser…pour des raisons purement esthétiques !), les aides artificielles ou barbares (cravaches –électriques-, guêtres à clous, etc), les changements (fréquents) de propriétaires et de lieux, les épreuves contraignantes et les carrières exigeantes (pour les chevaux de sport et de courses), les contractures liées à un travail spécifique (discipline pratiquée à haut niveau)…etc. mettent à rude épreuve le capital santé de nos chevaux modernes.



Cavalier et propriétaire

Le praticien Shiatsu fait très souvent le lien entre les raideurs et tensions physiques du cavalier et les moyens de compensation mis en place par le cheval. Un mauvais genou, un coude verrouillé, des trapèzes tendus, une épaule accidentée, tous ses défauts plus ou moins mineurs du squelette chez le cavalier nuisent à l’harmonie des allures dans le travail. Un cheval au travail, toutes disciplines confondues, interagit en fonction de l’état d’esprit de l’humain avec lequel il se connecte, non seulement au niveau physique mais aussi émotionnel.
Le cheval domestique se fait également réceptacle privilégié de l’état émotionnel de son cavalier / propriétaire. Il peut être « parasité » par les émotions négatives d’un cavalier stressé, nerveux ou inquiet. Il me semble aujourd’hui évident que le cheval et son propriétaire ou cavalier habituel forment un couple intrinsèquement lié à tous les niveaux.

Or, on constate très souvent que plus la relation entre humain et animal est fusionnelle, et plus la capacité d’empathie du cheval est élevée. A noter que l’animal n’est pas seulement le miroir des états mentaux et émotionnels négatifs de son propriétaire, cavalier, responsable. Il l’est également d’un état d’esprit positif. Certains cavaliers, plus soucieux du bien-être de leur cheval que du leur, prennent leur santé en main car ils comprennent mieux aujourd’hui l’aspect holistique du Shiatsu et l’interdépendance du couple cavalier/monture. Ce qu’ils n’étaient pas prêts à faire hier pour eux-mêmes, ils le font aujourd’hui pour leurs chevaux !

Les grands principes de Médecine Traditionnelle Chinoise permettent de mieux cerner l’humain et le praticien peut si nécessaire choisir d’orienter son bilan énergétique en tenant compte des rapports émotionnels entre le cheval et son cavalier/propriétaire. La plupart des vétérinaires sont tout à fait conscients de ce phénomène de « vases communicants ». Ils conviennent volontiers qu’une part importante de leur travail revient à éduquer le propriétaire, cavalier, responsable de l’animal afin de ne pas reproduire indéfiniment les mêmes erreurs. Les propriétaires, cavaliers, responsables amplifient très souvent le problème de l’animal qui, dans certains cas, a été engendré ou encouragé par eux. S’offrir une séance de Shiatsu a intervalles réguliers et en offrir une par la même occasion a son cheval, c’est se donner l’opportunité de retrouver ensemble le chemin de l’harmonie.



Limites du Shiatsu

Le Shiatsu ne remplace en aucun cas le diagnostic et le traitement de votre vétérinaire. Il s’agit d’un traitement complémentaire.

Le Shiatsu ne doit en aucun cas être considéré comme un moyen de se passer du médecin ou du vétérinaire; car s’il peut traiter et éliminer (parfois une seule séance suffit) des problèmes fonctionnels, de structure ou aider dans le traitement de troubles d’origine émotionnelle, il n’aura aucun effet dans les cas de lésions, fractures, cancers ou encore d’attaques virales. Ne vous imaginez donc pas pouvoir guérir votre cheval lors d’une épidémie de grippe équine à l’aide d’un Shiatsu. Cependant, le praticien Shiatsu peut aider le cheval à renforcer ses moyens de défense naturelle par le biais de séances régulières et faire en sorte que votre cheval reste en bonne santé ou bien qu’il récupère plus rapidement que ses congénères d’écurie.

Lorsque le cheval est blessé ou malade, l’idéal est de travailler en partenariat avec le vétérinaire traitant de l’animal afin d’accélérer la guérison ou d’écourter la période de convalescence. Le Shiatsu peut également être utilisé en méthode de soins préventifs avant une période de surmenage (compétition), de stress (transport) ou encore aux intersaisons afin de maintenir un bon état de santé général.
Le Shiatsu ne doit pas être considéré comme un remède-miracle.

En présence d’une dégradation de l’état de santé de l’animal, le praticien effectuera 1 à 3 séances rapprochées (une à environ 10 jours d’intervalle), puis quelques séances plus espacées dans le temps pour vous permettre de porter un jugement objectif sur l’évolution du problème ou d’établir ensuite avec lui un programme d’entretien adapté au cheval. Si, au bout de 3 séances, vous ne remarquez aucune amélioration (physique et/ou psychologique) chez votre animal, il vous conseillera d’envisager une autre forme de traitement (acupuncture, ostéopathie, phytothérapie,etc.). Il faut savoir d’autre part que le Shiatsu ne sera que de peu, voire d’aucune efficacité si, par ailleurs, d’autres facteurs potentiellement néfastes pour la santé de l’animal ne sont pas corrigés simultanément : Une selle en mauvaise état ou mal adaptée au dos du cheval, une mauvaise alimentation (en qualité et/ou quantité), des pieds mal entretenus,etc.

Le bilan énergétique lors d’une séance permet d’établir un véritable « état des lieux » autour du cheval et de son environnement. La prévention, domaine de prédilection du Shiatsu, est au cœur de cette démarche. Le bilan énergétique encourage ainsi certaines prises de conscience de la part du cavalier/propriétaire. Une séance de Shiatsu ne se résume pas au simple traitement, elle doit faire partie d’une volonté globale du propriétaire, cavalier, responsable qui souhaite éviter les erreurs comportementales et voir l’animal retrouver, mais aussi conserver, un organisme sain.

C’est la base du partenariat entre le propriétaire, cavalier, responsable et le praticien Shiatsu : choisir d’agir simultanément ou conjointement en diminuant les sources de déséquilibre d’une part et de développer les capacités de rééquilibrage d’autre part

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Posté par azurchevalnature à 18:03 - Cheval, médecines douces, santé...
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