Le "coup de sang" chez le cheval (selon Reverdy)

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Le "coup de sang" chez le cheval (selon Reverdy)

Message par Jean le Lun 05 Oct 2015, 08:03

I - DÉFINITION

Encore appelé myopathie d'exercice, rhabdomyolyse à l'exercice (RE), myosite d'effort, maladie du lundi ou « tying-up » en anglais, le « coup de sang » est une pathologie du système musculaire qui survient durant un exercice. Il peut se produire de façon sporadique (ponctuelle) ou être récurrent.

II - LES SYMPTÔMES

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Chevaux en plein effort

Un cheval qui déclare une myosite durant un exercice raccourcit soudainement sa foulée, se raidit puis montre des difficultés à se déplacer. S'il est contraint de poursuivre son effort, il se met à transpirer abondamment, sa fréquence respiratoire (et cardiaque) augmente et il finit par se bloquer, incapable de faire un pas de plus tellement les contractures des muscles dorsaux et fessiers sont douloureuses. Il présente des signes d'inconfort pouvant être confondus avec des signes de coliques.
De plus, la destruction des cellules musculaires entraîne la libération de myoglobine (protéine permettant le transport et le stockage de l'oxygène dans les cellules musculaires) dans la circulation sanguine. Cette protéine est ensuite éliminée dans les urines qu'elle colore en marron foncé (tel du café).
Enfin, la réalisation d'une prise de sang mettant en évidence une augmentation de l'activité des enzymes musculaires (CK ou creatine kinase, LDH ou lactate deshydrogenase et ASAT ou aspartate amino transferase) viendra confirmer le diagnostic. 
Même si les symptômes présentent des similitudes, il existe plusieurs types de myopathies à l'effort. 

III - DIFFERENTES FORMES DE MYOPATHIES D'EXERCICE

1) Forme sporadique (ponctuelle)

Les formes sporadiques surviennent sans que les chevaux ne présentent de prédisposition génétique particulière. Elles se déclarent généralement lors d'exercices inadaptés :
- reprise du travail après un ou plusieurs jours de repos (d'où l'appellation « maladie du lundi ») sans diminution de la ration concentrée,
- exercice trop intense (trop long ou trop rapide) par rapport à la condition physique du cheval,
- effort prolongé (endurance) sous des conditions climatiques extrêmes (température et hygrométrie élevées) entraînant une déshydratation et un déséquilibre électrolytique sévères,
- exercice intense alors que le cheval est malade : boiterie, fièvre, infection virale respiratoire (herpèsvirus ou grippe),
- surentraînement.
De plus, certains déséquilibres alimentaires favorisent la survenue de coups de sang sporadiques :
- excès énergétiques sous forme de céréales (même si l'amidon n'est pas la cause première de survenue de ces coups de sang), notamment les jours de repos,
- carences en antioxydants (vitamine E, sélénium, etc.),
- déficits en électrolytes (sodium, chlorure, potassium, magnésium),
- rapport phospho-calcique déséquilibré,
De même, une déshydratation peut également être à l'origine de myosites ponctuelles. On peut rencontrer cette situation en hiver, lorsque les températures avoisines ou sont inférieures à 0°C. Dans ce cas, l'eau est très froide ce qui freine l'abreuvement volontaire des chevaux qui se déshydratent. Elle peut même geler dans les canalisations des abreuvoirs automatiques si ces dernières ne sont ni isolées ni chauffées. Les chevaux peuvent alors être totalement privés d'eau pendant un ou plusieurs jours si personne ne s'en aperçoit. Dans ce cas, plusieurs chevaux de l'effectif pourront déclarer des crises de myosites.

2) Formes chroniques

Quand des chevaux déclarent régulièrement des coups de sang, on parle de formes chroniques. Elles sont dues à des anomalies génétiques héréditaires. On les rencontre au sein de races particulières voire même de certaines lignées.
Même s'il existe plusieurs formes de myopathies chroniques, seule la forme la plus connue en France, à savoir la myopathie récurrente à l'exercice (MRE ou RER), va être abordée (les autres formes, telle la myopathie à stockage de polysaccharides (« PSSM » en anglais) étant plus rares sur notre territoire).
La myopathie récurrente à l'exercice (MRE ou « RER » en anglais) est principalement rencontrée chez les pur-sangs anglais, les trotteurs et les chevaux arabes. La cause exacte n'est pas connue. On a longtemps pensé que l'augmentation d'acide lactique lors d'un effort musculaire pouvait être à l'origine de ces coups de sang chroniques. Cependant, des études expérimentales récentes ont montré que les concentrations musculaires en lactate étaient faibles au moment de la survenue des MRE chez les chevaux prédisposés. En effet, les symptômes apparaissent très souvent 15 à 30 minutes après un effort modéré (aérobie). L'hypothèse la plus probable serait une anomalie dans la régulation du calcium intra-cellulaire responsable de la contraction musculaire. Il en résulterait un dysfonctionnement dans la réalisation des cycles de contraction-relâchement. Ainsi, au cours d'un exercice (surtout long et lent), cette anomalie pourrait expliquer la survenue de contractions musculaires excessives, entraînant la destruction des cellules touchées puis des cellules voisines si l'effort n'est pas stoppé immédiatement.
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Dans la pratique, on observe que :
- les femelles sont les plus touchées (67 % de femelles vs. 33 % de mâles) et plus particulièrement celles de 2 ans à l'entraînement. Malgré que cela n'ait pu être démontré scientifiquement, de nombreux entraîneurs ont constaté  que les épisodes de myosite étaient plus fréquents lors des chaleurs,
- les chevaux nerveux/stressés ont 5 fois plus de chances de souffrir de MRE,
- les chevaux prédisposés aux MRE ont 4 fois plus de chances de déclarer une myosite quand  ils souffrent d'une boiterie,
- les chevaux souffrant de MRE ont plus de chances de faire un coup de sang quand ils sont très affûtés (« fit »).
 
De plus, une alimentation trop riche en amidon et en sucres est susceptible de déclencher une myosite chez un cheval prédisposé. En effet, un repas riche en glucides entraîne une absorption importante de glucose dans le sang (principalement issu de la digestion de l'amidon ou de sous-produits sucrés comme la mélasse), déclenchant une sécrétion plus ou moins marquée d'insuline en fonction des chevaux (notamment plus importante chez les chevaux affûtés). Cette hormone, dont le but est de faire rentrer le glucose dans les cellules, augmente également la production d'un neurotransmetteur, la sérotonine, au niveau du système nerveux central. Or, il a été démontré qu'une hypersérotoninergie (excès de sérotonine au niveau cérébral) se manifestait par une hyperactivité mentale et physique, une désorganisation du comportement et un changement d'humeur.
En résumé, chez les chevaux prédisposés aux MRE, l'ingestion de repas trop riches en amidon et en sucres serait à l'origine de troubles comportementaux (nervosité, excitation, stress, etc.) qui se répercuteraient ensuite au niveau périphérique, entraînant alors un dysfonctionnement des contractions musculaires responsable des crises de myosites.
 

IV - CONDUITE A TENIR FACE A UN COUP DE SANG

Quand un cheval déclenche tous les symptômes caractéristiques d'une myosite, la première chose à faire est de stopper l'exercice immédiatement et de le déplacer au minimum ! Si le cheval est loin de l'écurie, il doit être ramené en van ou en camion.
En attendant le vétérinaire, il est conseillé de lui proposer à boire et de le couvrir. Une fois sur place, le vétérinaire pourra mettre en place un traitement qui repose sur une réhydratation, une réduction de la douleur, de l'anxiété et des spasmes musculaires, une amélioration de la perfusion sanguine périphérique et un soutien des fonctions hépatique et rénale.
Après un épisode de myosite, il est déconseillé de laisser le cheval au box trop longtemps. En effet, une mise au box prolongée pourrait favoriser la survenue d'une nouvelle crise lors de la reprise du travail. Aussi, une reprise d'activité légère 24h à quelques jours après la crise (en fonction de la forme et de la sévérité de la myosite) est conseillée. Le cheval peut d'abord être marché en main dans un endroit calme pendant quelques minutes 1 à 2 fois par jour, puis être mis dans un paddock de petite taille quotidiennement durant plusieurs heures. Il est important que les périodes de box n'excèdent pas 12 heures. Concernant l'alimentation, il conseillé de nourrir le cheval uniquement avec du foin pendant quelques jours.
 
Ensuite, la reprise du travail sera différente selon que le cheval a déclaré une myosite sporadique ou souffre de myopathie chronique :
- forme sporadique : la reprise de l'entraînement ne pourra avoir lieu qu'après la disparition des signes cliniques et un retour dans les normes de l'activité sanguine des enzymes musculaires (surtout les CK). La remise au travail doit être progressive et contrôlée, notamment par un suivi régulier des enzymes musculaires,
- forme chronique : les lésions musculaires étant modérées et récurrentes, il est préférable de remettre le cheval au travail rapidement, dès que les signes cliniques s'estompent. Le but est de retrouver une routine de travail quotidienne. Idéalement, les exercices pratiqués quotidiennement ne seront réalisés qu'à la longe durant les trois premières semaines. Durant cette période, l'objectif est de passer de séances de pas de quelques minutes à des exercices longés de 30 minutes effectués au pas et au trot sans qu'une nouvelle crise ne se produise. A moins qu'un coup de sang ne se produise durant cette phase, il n'est pas nécessaire de recontrôler les CK pendant le premier mois. Le travail attelé ou monté pourra ensuite reprendre de manière progressive.

Extrait de : http://www.reverdy.fr/article-reverdy/les-coups-de-sang.html

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... et selon "Rider Passion" ...

Message par Jean le Lun 05 Oct 2015, 08:08

Expression relativement courante dans le monde équestre, le « coup de sang » peut revêtir plusieurs significations.



Introduction


En ce qui concerne les chevaux de compétition, cette expression désigne un ensemble de symptômes liés à un trouble musculaire souvent aigu : raideurs musculaires et douleurs d’apparition soudaine, sudation, oedèmes des membres, muqueuses conjonctivales congestionnées,…. On trouve parfois le cheval dans cet état au box, mais la crise peut apparaître pendant l’effort, ou même après l’exercice ou la compétition. 

Les symptômes peuvent être plus ou moins sévères. Selon leur sévérité et leurs conditions d’apparition, le vétérinaire pourra employer les termes de « maladie du lundi », de « myosite», de « syndrome d’azoturie », de « tying-up », de « rhabdomyolyse » ou encore de « myoglobinurie paroxystique », voire de « fourbure » si des signes plus graves apparaissent. En tout état de cause, toutes ces appellations ramènent à une anomalie du fonctionnement musculaire : une myopathie

Données physiologiques 

Le muscle est constitué par un ensemble de fibres musculaires :

  • il est constitué principalement de myofilaments de myosine, d'actine, de tropomyosine et de troponine. Ce sont des protéines contractiles.
  • son fonctionnement est contrôlé par le système nerveux, par l'intermédiaire de médiateurs neurochimiques.


Processus
Ces protéines contractiles, pendant leur travail, trouvent leur énergie dans l'ATP (Adénosine Triphosphate), qu'elles dégradent en ADP (Adénosine Diphosphate), par action enzymatique. Pendant la contraction musculaire, l'ATP doit être reconstitué. Pour que ces réactions se produisent, il faut de l'énergie, apportée par la dégradation des stocks de substrats présents dans l'organisme :

  • les hydrates de Carbone sous forme de Glycogène,
  • les acides gras sous forme de Triglycérides,
  • les protéines métabolisées selon des processus complexes.


Cet apport d'énergie est assuré par trois processus principaux qui se succèdent au cours d'un effort musculaire.

  • Tout d'abord, les premières secondes de l'exercice sont assurées par la dégradation des réserves de Phosphocréatine intramusculaire. (Réserve faible)
  • La phase anaérobie (sans oxygène) prend le relais : le Glycogène (réserve de glucides, sucres) est dégradé en libérant du glucose, fournissant des molécules et de l'énergie. En l’absence d’oxygène, ces molécules forment de l'acide Lactique. Cet acide, en s'accumulant, va diminuer le pH musculaire- ce qui correspond à une augmentation de l’acidité locale.
  • A ce moment, l'arrivée d'Oxygène en quantité suffisante permet la mise en route des processus aérobiques aboutissant à la formation d'acide Carbonique, d'eau et d'énergie en grande quantité. L'efficience de ce processus par rapport aux autres est très grande : Le muscle utilise non plus ses propres réserves, mais les réserves corporelles.



Par coloration artificielle, on identifie avec certitude quatre types de fibres musculaires squelettiques :

  • Les fibres de type 1 sont des fibres rouges : capacité d'action soutenue, riches en myoglobine, qui sert à transporter l’oxygène dans le muscle (protéine voisine de l’hémoglobine servant à transporter l’oxygène dans le sang).
  • Les fibres 2b sont des fibres blanches appartenant surtout aux processus anaérobies : capacité d'action soudaine et rapide.
  • Les fibres 2a et 2c sont des intermédiaires.



L'entraînement et la génétique peuvent changer la proportion de ces fibres dans les muscles. Plus la distance à parcourir est courte, plus la part des processus anaérobies dans l'apport énergétique est prépondérante, et vice versa.


Processus pathologique

    Le phénomène commence en réalité au niveau de cette unité cellulaire contractile de la fibre musculaire. C’est en réalité la « mise hors-service » concomitante d’un grand nombre de fibres musculaires, dans les muscles qui va déclencher les réactions inflammatoires et douloureuses et retentir sur le métabolisme général. Même si on a bien compris qu’il existe toute une série de conditions prédisposantes, l’élément déclenchant principal est bel et bien la baisse du pH musculaire, due à l’accumulation d’acide lactique. Cette accumulation d’acide lactique musculaire est due :

    • A un excès de dégradation du glycogène, dont le stockage intramusculaire a été trop important pendant une phase de repos,
    • A des carences enzymatiques de fonctionnement
    • A un déficit circulatoire dans les muscles, entraînant une mauvaise élimination de l’acide lactique par le sang, ainsi qu’un retard de l’apport d’oxygène,
    • A un déficit respiratoire qui ne permet pas de « charger » suffisamment en oxygène l’hémoglobine présente dans les globules rouges.

    La baisse du pH provoque une souffrance des cellules musculaires qui va mettre en route des phénomènes inflammatoires et/ou de nécrose des fibres musculaires. L’inflammation entraîne normalement chaleur, gonflement et douleur. Si la baisse de pH est transitoire et de faible intensité, la situation pourra s’améliorer rapidement, mais très souvent, les phénomènes inflammatoires et nécrotiques peuvent donner lieu à des dégénérescences irréversibles des protéines musculaires qui vont perdre leurs propriétés contractiles.C’est pourquoi un cheval qui a « fait un coup de sang » doit toujours être considéré comme un récidiviste, parce que l’intégrité musculaire a été mise à mal. Les cellules musculaires lésées vont laisser échapper dans le sang des enzymes et de la myoglobine, dont le dosage pourra servir de paramètre pour mesurer l’importance des lésions du coup de sang :

    • La CPK (Créatine PhosphoKinase) est une enzyme spécifique des muscles.(valeurs normales : 150 à 200 UI/l) ;
    • Les ASAT (ou SGOT) sont moins spécifiques de la souffrance musculaire, mais témoignent bien des processus inflammatoires. Leur concentration s’élève moins rapidement, mais diminue aussi bien moins vite (valeurs normales : 300UI/l).

    La présence de myoglobine sera mesurée dans le sang ou dans les urines. Sa présence dans l'urine est détectable très rapidement après un incident musculaire, ainsi plus la couleur des urines sera ambrée, ou carrément foncée, plus la blessure musculaire sera importante.La concentration importante de myoglobine dans les urines indique aussi car elle endommage sérieusement la fonction de filtration des reins, ce qui peut induire une insuffisance rénale aiguë. Cette insuffisance rénale peut même être suffisamment grave pour entraîner la mort du cheval dans certains cas. En résumé :Dysfonctionnement de la contraction musculaire dégénérescence des protéines contractilesLésions des fibres musculairesdouleur et contracture musculaire, acide lactique en excès, déchets cellulairesCoup de sang


Attitudes à adopter 



    La raideur est habituellement le premier signe à apparaître ; on peut trouver le cheval ainsi au box le lendemain d’un exercice intense ; ou bien au début de l’exercice, le cheval se met à raccourcir sa foulée ; la crise peut aussi survenir après l’exercice. Bientôt apparaissent une sudation plus ou moins importante et des manifestations douloureuses, en particulier au niveau des muscles de l'arrière-train. C’est le signe que les muscles se contracturent et que l’acidité s’installe. A ce moment, il est capital d’arrêter et d’immobiliser le cheval pour éviter que les fibres musculaires contractées se déchirent, puisque elles ont perdu -temporairement du moins- leurs propriétés contractiles et élastiques. Afin de stimuler la circulation périphérique, on peut le masser doucement, et le couvrir afin qu’il ne prenne pas froid. Si on est éloigné de l’écurie, le mieux est d’aller chercher un van pour le ramener dans un box bien abrité, en le déplaçant aussi peu et aussi doucement que possible. Il convient d’appeler immédiatement le vétérinaire qui examinera le cheval, demandera des tests biologiques et lui administrera les traitements adéquats qui viseront :

    • à assurer l’équilibre en électrolytes du sérum et en neutraliser les acides,
    • à diminuer la douleur et l’inflammation (antalgiques, anti-inflammatoires),
    • à protéger les cellules (vitamine E et C, oligoéléments),
    • à restaurer les fonctions hépatiques et rénales (diurétiques doux, pour ne pas aggraver la déshydratation),
    • à prévenir éventuellement les perturbations du transit (huile de paraffine)

    Le vieux remède de la saignée se justifie, car elle stimule la soif et permet la dilution des acides et déchets parce que le cheval boit spontanément. Pendant les jours suivants, il conviendra de garder le cheval à la diète, en lui distribuant seulement du fourrage. Le retour à une alimentation habituelle et au travail se fera après retour à la normale de sa souplesse et des paramètres biologiques. Dans certains cas, ce délai de convalescence peut être assez long : des semaines, voire des mois. En tout cas, il vaut mieux attendre un peu plus longtemps et revenir progressivement que reprendre trop tôt. Un cheval qui a fait un coup de sang un jour est toujours un récidiviste et pour ceux là plus encore que pour les autres, la prévention s’impose. Il faut aussi se méfier des chevaux qui présentent des symptômes légers, mais régulièrement: l’accumulation des lésions diminuera leur potentiel et pourra conduire à une crise plus grave. 

Prévention

    Il faut éventuellement aussi tenir compte d’une prédisposition génétique et ce sera l’art de l’éleveur d’éviter les « mariages » à risques, même s’il peut s’avérer que, comme dans la compétition automobile, les « moteurs » les plus fragiles soient aussi les plus performants, ou vice-versa. En tout état de cause, une bonne surveillance et des mesures hygiéniques préventives permettent d’éviter que de tels incidents se produisent. Ces mesures concernent l’alimentation et l’entraînement : 



    Mesures alimentaires : 

    • la ration quotidienne doit être équilibrée en énergie compte tenu de la dépense énergétique, du caractère du cheval et de ses aptitudes,
    • la ration du jour de repos doit être allégée, surtout dans sa fraction de céréales, et ce jour-là, une petite récréation au paddock permet de dépenser le trop-plein d’énergie,
    • La ration doit contenir aussi suffisamment de vitamines et d’oligo-éléments,
    • Bien entendu il faut que le cheval soit abreuvé correctement avec une eau de bonne qualité.

    Mesures d’entraînement : 



    Dès le plus jeune âge du cheval de compétition, l’objectif doit être d’éviter tout incident musculaire qui entamera son potentiel. C’est pourquoi il est impératif de ne pas « forcer » les jeunes chevaux, sous peine de diminuer la longévité de leur carrière. Pour les chevaux plus âgés aussi, ou pour les sujets à risques, quelques grands principes -de bon sens- doivent être respectés :

    • Suivre un programme s’entraînement cohérent à long terme, qui permet au cheval d’acquérir suffisamment d’endurance en développant une capacité cardio-vasculaire optimale, mais aussi une capacité de changement de rythme.
    • Bien échauffer avant un effort: l’échauffement permet aux mécanismes enzymatiques de se mobiliser et permettre une irrigation optimale des masses musculaires, et aux fonctions cardiaques et respiratoires de se mettre en route. Ce temps d’échauffement doit être suffisamment long (au moins 30 minutes). En cas de temps froid, il faut couvrir les masses musculaires au début.
    • Bien détendre après l’effort : le temps de récupération doit être au moins aussi long que l’échauffement et a la même importance.
    • Eviter dans la mesure du possible toute situation stressante pour le cheval,
    • Eviter de pousser le cheval dans ses derniers retranchements,


    Un « coup de sang », qu’il soit léger ou sévère, est toujours grave pour un cheval de compétition car il entame, peu ou prou, le potentiel athlétique et les facultés de récupération.



Extrait de : 

 http://riderpassion.free.fr/soins/Csante_menuF.php?theme=coup_sang

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Re: Le "coup de sang" chez le cheval (selon Reverdy)

Message par patou74 le Lun 05 Oct 2015, 08:52

Merci beaucoup pour ces liens Jean .... le 1er, je l'avais lu hier matin !!! .... le 2éme est très intéressant aussi ! .... on parle beaucoup de chevaux qui font de gros effort et qui sont surtout en box ..... mais dans les questions/réponses, il y a de tout ... je vois qu'il y a différentes intensité de coup de sang .... je pense que Hilke a une carence quelque part ??? .... car franchement, elle est au pré (l'herbe est moins riche en ce moment !) et la balade était tranquille !!! ... je vais voir ce que pense le véto pour une éventuelle analyse de sang ! merci Jean
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patou74

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Re: Le "coup de sang" chez le cheval (selon Reverdy)

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