L'élevage (selon l'AFCF)

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L'élevage (selon l'AFCF)

Message par Jean le Mar 13 Oct 2015, 05:56

Son Standard : Modèles & Allures
D’un point de vue morphologie, le Frison est une « Gravure de Mode » pour un cheval de tous les jours, de labeur ou de fête.
Il se caractérise par :
Une encolure greffée haut, bien galbée, parfois un peu courte,
Une tête noble, petite avec des ganaches bien marquées, expressive, portée fièrement avec de petites oreilles bien dessinées et très mobiles,
Un dos robuste mais parfois un peu long avec un rein large et souple,
Un garrot bien marqué mais peu saillant,
Des épaules longues, inclinées et dégagées d’un poitrail puissant, prolongées par des antérieurs plutôt courts, dont les avant-bras sont parfois un peu courts.
Une croupe forte légèrement oblique est la force d’une arrière-main « poussante »,

Un corps à la fois ramassé et élancé en font sa singularité « Baroque ».

Des membres secs, solides avec des articulations prononcées, des jarrets forts, des sabots durs, ronds et porteurs recouverts de fanons longs et abondants.
Une robe noire ébène aux reflets moirés, des crins longs soyeux, très fournis et ondulants recouvrant une encolure en arabesque parfois jusqu’aux épaules, un toupet abondant tombant sur les naseaux et une queue épaisse.
Tout ceci vers l’âge de 7 ans voire 10, où il atteint toute sa splendeur !
Une marque blanche en tête, quelques poils gris aux lèvres sont tolérés mais pied blanc, balzanes et autres marques aux membres ne sont pas admises.

Le Frison se caractérise donc par son modèle élégant et ses allures particulières relevées (genou placé haut), allongées (amplitude du mouvement) , puissantes au trot avec néanmoins un pas énergique et un galop souple et régulier.
Sa taille varie entre 1m55 et 1m65 mais la plus part toise environ 1m60 même si certains spécimens toisent 1m70 voire plus.
Sa croissance physique et mentale reste assez tardive, il faut savoir l’attendre tout en apprenant à le connaître, tisser des liens solides faits de complicité, de confiance et de respect mutuel, bases d’une relation qui vous emmènera très loin.

D’un point de vue caractère, le Frison est d’un tempérament à la fois très posé (équilibré) et très vif, doux et gentil, de nature proche de l’homme, affectueux, il n’en reste pas moins très joueur, gai et cabotin… une vraie personnalité qui ne laisse pas indifférent.
Sa sensibilité et sa bonne volonté accroissent sa grande capacité d’apprentissage.


Son évolution au fil des siècles ne l’a pas fondamentalement modifié.
Son appartenance au singulier cheval de guerre, nécessitait de lui et ce jusqu’à la renaissance qu’il fut un cheval à la fois robuste, porteur, rapide, maniable et surtout courageux et confiant en l’être humain.
L’apport de sang ibérique ne va pas bouleverser sa morphologie mais apporter un peu plus de prestance à son modèle et accentuer ses allures déjà très enlevées ; il va simplement le mettre à la mode de l’époque, pour une équitation royale académique réservée aux seigneurs, puis il deviendra le cheval de la noblesse et par la suite de la bourgeoisie.
L’engouement des courses de trot au 19ème siècle, va faire de lui un trotteur léger loin des travaux des champs, ou du carrossier menant toute la famille en ville, à la messe le dimanche.
Le Frison faillit bien disparaître puisqu’il ne subsistait plus que 3 étalons en 1920.
Heureusement, ce sera tout de même sa grande polyvalence qui le sauvera quand, faute de véhicules motorisés en raison d’une guerre moderne cette fois-ci (1939-1945), il faudra ressortir les Charrettes, Cabriolets, Omnibus et autres véhicules hippomobiles.
Sauvé, son avenir n’était pas encore tiré d’affaire car dans les années 60, on ne comptait plus dans les registres du Stud-Book que 500 chevaux. 
Protégé par le F.P.S de tout croisement, une belle perspective s’annonce pour lui avec l’apparition de l’équitation de loisir, qui dans les années 80 lui permit de voir le nombre des naissances augmenter sous contrôle de la consanguinité.
Aujourd’hui, on parle de 2 courants, le Frison soi-disant « typé baroque » plus lourd et donc carrossier et le soi-disant « typé sport » plus léger donc plus apte au dressage sous la selle !
Subtilité de langage, que dire, si ce n’est que le F.P.S lui-même ne fait pas de différence ; peut-être alors une étiquette de plus, plus « marchande » cette fois-ci où le commerçant frison (entre autre) se joue des préjugés de l’individu client.
A chacun sa réflexion, mais le Frison est un cheval suffisamment polyvalent, unique en son genre avec des individus tous différents les uns des autres même si de prime abords ils semblent tous identiques... 


Les Prédicats ou Marques de valeur :
Le but du FPS (Stud-Book) est d’élever de beaux chevaux tout en maintenant les caractéristiques spécifiques de la race, en évitant les croisements consanguins et capables de réaliser des performances dans les différentes branches de sports équestres.
Tout cela doit se réaliser par la sélection à l’intérieur de la race.
«Le cheval est de constitution harmonieuse et bien faite, à la tête noble…Petites oreilles attentives qui se rapprochent légèrement. Encolure pas trop courte légèrement inclinée, épaule robuste de position oblique, suffisamment longue, dos fort qui aboutit à une croupe pas trop courte et qui ne doit pas être trop oblique. Côtes suffisamment longues, bien voûtées, membres et pieds forts, partie supérieure des bras bien développée et aplombs corrects. Allures souples, carrées, élégantes et levées accentuées en particulier par les fanons, une belle crinière et une queue longue».
Pour atteindre cette image idéale, il importe d’appliquer une politique de testage sévère : un prédicat est une marque de valeur reconnue pour un cheval. Il est inscrit sur ses papiers.

Les Prédicats ou Marques de valeur sont reconnues pour le cheval auquel elles s’adressent et s’inscrivent sur ses papiers.
Un poulain lorsqu’il nait, est inscrit au Livre des Poulains « Veulenboek », il ne pourra concourir qu’à partir de ses 3 ans pour rentrer dans le Livre des Origines « Stamboek » pour les entiers et juments ou au Livre des Hongres « Ruinboek », excepté pour les pouliches qui peuvent être primées à 1 et 2 ans.

Les juments restées au Veulenboek (Vb) : + ou – 10 % des effectifs
Soit elles n’ont pas été présentées pour être inscrites à 3 ans, ou bien dans la majorité des cas, elles ont été refusées à l’inscription pour une raison particulière, entre autres pour : Tares dures ou molles aux membres, problèmes de rotule, museau de cochon ou de brochet, marques aux membres, taille au garrot trop petite, une ou plusieurs allures irrégulières.
Elles peuvent tenter à nouveau leur chance, l’année suivante dans le cas d’une boiterie traumatique, ou d’une taille insuffisante par exemple.
Il est important que les juments ayant des défauts héréditaires ne soient pas inscrites et soient exclues autant que possible de l’élevage.
Les éleveurs doivent être convaincus de ne pas faire couvrir des juments de 2 ans et les juments qui ne sont pas dignes du Stud-Book.

Certains prédicats correspondent à des critères de beauté :
Les juments Stamboek (Stb) : + ou – 65 % des effectifs
Elles sont inscrites au Livre des Juments à partir de 3 ans, et doivent toiser au minimum 1m50 au garrot, avoir des aplombs corrects et des allures (pas et trot) suffisantes ; elles étaient marquées d’un F côté gauche de l’encolure, jusqu’à fin 2000, le marquage au fer est dorénavant interdit.

Les juments Ster (S ou * ) : 20 à 30 % des effectifs
Elles peuvent passer « étoile » (Ster) au cours de l’inscription à 3 ans au Stamboek mais cela reste peu fréquent, soit après 3 ans.
Ce prédicat est un plus pour la jument, ce qui signifie qu’elle toise au minimum 1m55 au garrot, qu’elle possède une morphologie et des allures supérieures à la jument Stamboek.
Les chevaux Ster doivent satisfaire aux exigences suivantes : 
- Extérieur largement suffisant,
- Les allures doivent être absolument bonnes,
- Le pas doit être énergique, soutenu, et flexible avec un mouvement d’épaule suffisant, mais jamais précipité; l’arrière-main doit être fortement engagée sous la masse,
- Le trot doit être fortement soutenu, la poussée de l’arrière-main doit être bonne ; il faut que l’allure soit légère, qu’il y ait un moment planant et que le jarret soit suffisamment flexible. Pas de mouvement balayant ou fauchant. 
Elles étaient marquées d’un FS côté gauche de l’encolure.

Les juments Model (M) : 2 à 5 % des effectifs
Le terme de « Model » parle de lui-même. La jument ne peut être inscrite Model qu’après l’âge de 7 ans pour la France. Les conditions veulent qu’elle soit d’abord Ster, qu’elle ait ou qu’elle ait déjà eu un poulain et qu’elle toise au minimum 1,57 m au garrot. Elle doit ensuite avoir, lors d’un jugement, par suite d’allures exceptionnelles et d’une morphologie irréprochable avoir reçu une première prime. 
A la suite d’une année d’entraînement, elle subira une épreuve de son choix (soit attelée, soit montée) pour confirmer ou non son jugement de Model(provisoire) : épreuve de certificat B pendant une épreuve IBOP (avec au minimum 77 points) ou un test d’aptitude Model équivalent.
Elles représentent la fine fleur du Stud-Book, leur extérieur sert d’exemple pour le frison idéal ; elles sont encore plus rares que les étalons reconnus mondialement.
Elles étaient marquées d’un M après le FS côté gauche de l’encolure.

D’autres prédicats concernent les qualités de reproductrice/teur :
Les juments Preferent : + ou – 5 % des effectifs
Le terme de Preferent n’est pas décerné lors d’un jugement. Sont Preferent toutes les juments (F, FS, FSM et Veulenboek et même appartenant au Bijboek I) qui ont fait leurs preuves dans l’élevage. 
Elles auront donné au moins 4 fils ou filles de grande qualité (jument Ster ou Model – hongres ou entiers Ster ou étalons Stamboek, y compris les étalons Vb approuvés pour la saillie).
Elles recevaient une Couronne marquée côté gauche de l’encolure.
Ce prédicat peut être attribué à titre posthume sur la demande du propriétaire de celle-ci ou d’un propriétaire de produit(s) qu’elle a engendré.

Les étalons Preferent : Ne deviennent Preferent que les étalons qui ont suffisamment produit de juments et mâles de très bonne qualité (Ster, Model, pref,) et surtout des fils étalons STB. Ce prédicat est beaucoup plus dur, à obtenir que pour les juments, seuls les inspecteurs du FPS peuvent décider, après étude minutieuse de la progéniture, de l’obtention de ce prédicat pour un étalon.
Les juments Mères de Prestation (Prestatie Moeder) : + ou – 1 % des effectifs
Ce Prédicat a été établi pour promouvoir l’utilisation du cheval frison dans les diverses branches des sports équestres.
Prédicat qui est demandé par le propriétaire de la jument et n’est délivré qu’à la condition que les produits de cette jument aient prouvé leurs capacités dans les épreuves sportives (au moins 3 produits) en donnant les résultats extraordinaires de concours comme preuves.

Les Hongres ou Entiers :
A partir de 3 ans, tout hongre se présentant au concours peut être inscrit au Stamboek s’il répond aux critères de jugement établis par le FPS. Il recevait alors la marque F sur le côté gauche de l’encolure et, comme pour les juments, s’il possède des qualités exceptionnelles dans ses allures et sa morphologie il pourra devenir Ster. Il devra toiser un minimum de 1,50 m et 1,55 m pour les hongres Ster, il recevait un S côté gauche de l’encolure. Les entiers doivent toiser 1,55 m pour être Ster mais ne sont pas marqués à l’encolure.

EN TOUS LES CAS,
Seuls les chevaux totalement noirs seront admis à l’inscription dans le Stamboek des étalons.
Pour les juments, hongres ou entiers, quelques poils blancs, une étoile en tête et quelques poils gris aux lèvres inférieures ou supérieures seront acceptés. Par contre les marques aux membres ne seront pas autorisées et les chevaux resteront enregistrés au livre des poulains (Vb) toute leur vie.
Par exemple, une pouliche née avec un pied blanc ou une balzane restera inscrite au Veulenboek et ne pourra jamais entrer dans le Stamboek.

Schématisation des Papiers / Papier de la Mère et du Père
 
Les Primes ou Premie, elles sont attribuées ou pas lors du jugement en Concours d’élevage et se décomposent comme suit :
1ère Prime : flot orange – morphologie et allures excellentes
2ème Prime : flot rouge – morphologie et allures supérieures
3ème Prime : flot blanc – morphologie et allures standard (sans défaut majeur)
Elles sont à prendre avec beaucoup de recul suivant la qualité et l’âge du cheval, car par exemple une pouliche 1ère Prime à 6 mois, même si elle s’y prédispose, n’obtiendra pas forcément la même Prime à 3 ans ! Cela dépend de beaucoup de facteurs, entre autre sa croissance (précoce ou tardive) si le cheval est travaillé ou pas (sa condition physique) si le cheval a du front (s’il aime se présenter en public, faire le show !) 
Elles reflètent l’instant présent lors du jugement ainsi un cheval peut très bien recevoir une prime supérieure ou inférieure à son potentiel parce que ce jour là il se sera bien ou mal présenté devant les juges !

 

LES ETALONS FRISONS

Il existe deux types d’étalons Frisons ayant droit de reproduire dans le monde : les étalons Veulenboek et les étalons Stamboek.
Les étalons Veulenboek :
Ils étaient les seuls reproducteurs présents en France jusqu’à fin 2002. Le FPS sélectionnait tout les ans quelques étalons autorisés à saillir après examen des juges. Les produits issus de ces mâles recevaient un papier officiel de couleur marron et étaient inscrits au Livre I des poulains (Bijboek I).
Dans le cas de saillies d’un étalon non autorisé par le FPS, les produits issus de ce mâle seront inscrits dans le Livre II des poulains (Bijboek II) et recevront un papier de couleur bleue après qu’un test ADN (se révélant positif) ait été effectué à partir d’un échantillon de crin des dits parents et du produit.
Les étalons autorisés à saillir devaient être présentés tous les ans devant le jury FPS et pouvaient être retirés de l’élevage dans le cas où, après examen des produits, on notait des défauts imputables à l’étalon. Il devait, en gros, répondre aux même critères qu’un étalon Stamboek ou il devait fortement s’en approcher.

Les étalons Stamboek : 
Ils sont sévèrement sélectionnés aux Pays-Bas. Ce sont des mâles qui, à 3 ans, ont subi l’épreuve de sélection de Leeuwarden (+ ou – 1 %) et qui, après soixante-dix jours d’entraînement dans le centre du FPC à Drachten et une épreuve finale de sélection, sont autorisés à faire la monte pour une quantité limitée de saillies. Ces mâles sont testés à tous les niveaux (morphologique, physiologique, de caractère et sportif). Au bout de 4 ans de saillies, l’étalon est jugé sur ses qualités héréditaires. 10 chevaux sont choisis par le FPS et 10 autres par le propriétaire de l’étalon pour subir un test d’entraînement de 5 semaines (ABFP) prouvant les qualités héréditaires sportives de l’étalon ainsi que les qualités morphologiques. Si l’étalon n’est pas jugé améliorateur par rapport aux mères, il sera alors retiré de l’élevage.

Les conditions d’inscription de l’étalon Stamboek sont :
- toiser un minimum de 1,59 m à 3ans et 1,60 m à 4 ans
- avoir 3 générations avant lui de mères au minimum Ster
- avoir un père Stamboek
- n’avoir aucun défaut constaté par radiographie des membres
- une petite marque blanche en tête est tolérée
- posséder une morphologie irréprochable et des allures exceptionnelles, un caractère docile
- ne pas posséder dans son ADN le gêne Alezan
- avoir un taux de fertilité suffisant


Lors duHENGSTENKEURING, concours des étalons de Leeuwarden se déroulant sur 3 jours durant la première quinzaine de janvier, les candidats étalons qui se présentent pour devenir reproducteur du Stud-Book subissent une sélection de modèle et allures très rigoureuses sur 3 tours.
Seulement environ 20 % du lot d’entiers de départ (entre 150 et 180 suivant les années) réussiront à passer ces sélections.
Ceux qui arrivent jusqu’au 3ème tour mais ne sont pas retenus reçoivent d’office le prédicat Ster.
Toutefois tout n’est pas perdu pour ceux qui échouent, les propriétaires peuvent en effet représenter leurs chevaux à des « concours de rattrapage » ce qui peut leur permettre de rejoindre le groupe choisi à Leeuwarden pour participer aux inspections centrales de Drachten.

Deux possibilités s’offrent à eux :

Le HERKEURING est une épreuve de modèle et allures supplémentaire de repêchage pour les entiers qui n’ont pas été retenus lors du concours des étalons.
C’est un choix très délicat car le propriétaire conteste ouvertement la décision des inspecteurs du concours général et demande une nouvelle inspection du cheval par un autre jury.
Le Herkeuring a lieu tout de suite après le Hengstenkeuring, fin janvier.

Le NAKEURING est une épreuve de travail montée et attelée pour les entiers qui ont échoué au troisième tour du Hengstenkeuring.
Cette inspection a lieu au mois d’octobre suivant, ce qui laisse le temps aux chevaux de bien se préparer et de mûrir aussi bien physiquement que mentalement car souvent ils sont très jeunes (2 ans, âge minimum pour leur inscription, ils doivent atteindre 3 ans dans l’année de sélection).
Les chevaux qui réussissent cette épreuve partent directement au FPC à Drachten sans repasser par le Hengstenkeuring.


compte-rendu du testage d’un jeune étalon à sa sortie de Drachten
 
 

La Sélection : difficulté et optimisation
De la création du FPS est né un ensemble de critères d’élevage à mettre en oeuvre afin comme nous l’avons dit précédemment de conserver et améliorer la race en tenant compte tout d’abord du facteur consanguinité.
Dès lors, il fallait tenir compte à la fois de l’influence de l’étalon mais également et surtout de celle de la jument. Il était donc indispensable de mettre en place un support technique évolutif pour les deux parties.
D’où la schématisation des 3 grandes lignées d’étalons : Tetman, Age et Ritske, que vous trouverez plus loin ainsi qu’un livre (2 tomes) regroupant toutes les lignées maternelles : Stam, permettant de réaliser de visu de la qualité des produits (Juments Ster, Model, … +Pref ; Etalons Stamboek ou Vb ; entiers ou hongres Ster) et de leur prolificité. Ainsi certains Stam sont plus intéressant que d’autres, soit pour leurs qualités d’élevage pur ou leurs résultats dans le sport, voire les deux, ou bien encore leur rareté de sang. En sachant que le livre des juments a été édité en 97 et qu’il existe un fascicule (Aflevering) qui sort tous les ans avec la liste des nouvelles juments et hongres inscrits au STB et autres predicats. De même, tous les ans, le FPS sort les nouvelles fiches des étalons pour mise à jour du livre des étalons.

 
Chaque étalon fait l’objet, en plus de celle réalisée sur lui-même à Drachten d’une étude approfondie sur les qualités ou défauts qu’il a transmis à ses produits durant ces 3 premières années de saillies. Delà, il en ressort un index à partir duquel on peut se rendre compte des points forts et des points faibles de l’étalon et ainsi nous permettre d’orienter notre choix par rapport à la jument à saillir.

Ces informations sont valables qu’il soit reconnu sur sa descendance ou pas. Il est toujours intéressant de veiller à prendre en considération un facteurgênant qui pourrait être accentué en choisissant un étalon ayant un problème similaire : par exemple pour la transmission du blanc, si la jument est déjà issue d’un étalon ayant un fort pourcentage de transmission du blanc, il faut veiller à ne pas choisir un étalon qui donne lui aussi du blanc ou risquerait d’en donner (si c’est un jeune dont l’index n’est encore disponible) du fait de sa mère, de son père ou des deux car ce phénomène peut sauter des générations.
On parlera également de l’influence de certains étalons n’ayant certes pas obtenus le prédicat Preferent mais ayant fortement marqué leurs produits.Ils sont appelés « Stempelhengsten » (étalon marqueur) pour l’empreinte qu’ils ont laissée dans l’élevage.

Lire l'article : L’importance de l’étalon pour l’élevage, d’après E.Dijkstra

Toute jument entrant où pas au Stamboek à 3 ans fait elle-même l’objet d’une étude «extérieure» lors du jugement en concours d’élevage : le Lineair Scoren
Un extrait du Phryso de mars 1995 en dit un peu plus : 
« Pendant les saisons de testage de 1993 et 1994 le FPS a fait des expériences de scores linéaires. Lors des testages un certain nombre de membres du jury ont rempli un formulaire de scores linéaires. Ce formulaire n’a pas été remis au propriétaire du cheval testé, mais on l’a utilisé pour évaluer ce système. Dans le courant de la période intermédiaire quelques points du formulaire ont été adaptés. A partir de la saison de testage de 1995 le propriétaire d’un cheval qu’on a jugé au moyen de la méthode linéaire recevra après testage, par l’intermédiaire du secrétariat du FPS, une copie du formulaire rempli.
Le formulaire sera accompagné d’une explication claire. On proposera à la réunion des membres du FPS d’augmenter le tarif d’inscription de dix florins (principe du profit). On utilisera la méthode linéaire que pour les juments, hongres et étalons de trois ans, aussi bien aux Pays-bas qu’à l’étranger.
Le but du formulaire de scores linéaires est de décrire les parties (caractéristiques) d’un cheval et de traiter ensuite ces données au moyen de l’ordinateur. De cette manière il sera possible d’informer très exactement le propriétaire du cheval jugé et de fixer très précisément la puissance héréditaire d’étalons.
Dans l’avenir le schéma + et – servant à déterminer la valeur d’élevage d’étalons frisons pourra être remplacé par un indice encore plus précis et plus fiable de l’extérieur.
Il faut faire la distinction nette de deux choses : l’évaluation et la constatation. La méthode des scores linéaires est fondée sur la constatation. Le point de départ de la méthode linéaire est la moyenne de la population de la race. Les parties à juger sont jugées séparément les unes des autres.
Le formulaire : les scores vont de 5 à 45. C’est à dessein qu’on a choisi cette division, parce qu’une échelle de 0 à 10 ressemble trop à un système de points. Voilà pourquoi on a opté pour l’échelle de 5 à 45 où 25 est le point de départ (c’est-à-dire : la moyenne de la population de la race).
Sur le formulaire le cheval est divisé en 25 parties dans la première colonne.
Exemple : l’épaule ; sur le formulaire l’épaule est divisée en deux caractéristiques : épaule courte/longue et épaule raide/oblique. En regardant l’épaule le juge doit se demander si cette épaule est plus raide ou plus oblique. En regardant l’épaule le juge doit se demander si cette épaule est plus raide ou plus oblique que la moyenne de la race (population). On indique la moyenne par le score 25. Les différences par rapport à la moyenne sont indiquées par un nombre qui est plus éloigné du score 25 à mesure que la différence par rapport à la moyenne est plus grande. Plus raide l’épaule, plus bas le score ; oblique l’épaule, plus élevé le score.
Autre exemple : les membres postérieurs. Les aplombs des membres postérieurs sont divisés selon les caractéristiques suivantes : membres arqués/genoux de bœuf et membres creux/droits. Pour les deux aplombs on se base de nouveau sur la moyenne de la population de la race. Un cheval qui a les membres plus arqués ou qui a des genoux de bœuf plus que le cheval moyen aura un score inférieur ou supérieur à 25. La même chose vaut pour les membres creux/droits. Les membres qui sont plus creux que la moyenne auront un score supérieur inférieur à 25 et les membres qui sont droits que la moyenne auront un score supérieur à 25 . Et ici s’applique la même méthode de juger : plus grande la différence par rapport à la moyenne, plus le score s’éloigne de 25.
Pour avoir une bonne intelligence de l’élevage il est nécessaire de marquer des scores quelque peu extrêmes. Voilà pourquoi il faut indiquer nettement les différences par rapport à la moyenne pour avoir une intelligence plus précise des animaux pères dans l’élevage.
Pour finir, en bas du formulaire vous trouverez une bande grise. Dans cette bande le jury exprime son jugement de votre cheval au moyen d’une note pour six aspects. »
Aujourd’hui le « lineair scoren » n’a pas changé dans sa forme, seulement certains critères ne sont plus jugés que sous un de leurs aspects (par exemple, l’épaule n’est plus jugée que sur raide/oblique), de même dans la bande du bas, la musculation n’est plus notée.
Autant d’informations qui ne sont plus là pour nous aider à mieux cerner le physique de notre cheval dans le but bien entendu d’optimiser ses qualités et de corriger ses défauts, une recherche plus personnelle désormais ! ». 


Les Tests I.B.O.P. et A.B.F.P.
De même, chaque cheval peut effectuer un test d’aptitude, dont les résultats peuvent servir à apprécier son cheval autrement que par son aspect extérieur et ainsi orienter différemment son choix d’étalon, en tenant d’avantage compte des aptitudes sportives.
Extrait du Phryso n°4-Avril 1994 : « Jusqu’à présent le seul test de performance des chevaux du F.P.S était l’épreuve I.B.O.P Pour l’éleveur individuel l’épreuve I.B.O.P est très utile, mais du point de vue de la technique de l’élevage on pourrait douter de l’utilité de cette épreuve. Ce sont surtout les influences de l’entourage (l’entraînement et l’influence du cavalier) qui domine pendant L’I.B.O.P. 
Voilà pourquoi le F.P.S a décidé d’organiser dans son Centre, à part l’I.B.O.P, un testage de chevaux Frisons, dit test d’aptitude et d’utilité de chevaux Frisons : A.B.F.P. Le test vise à juger de façon objective les dispositions naturelles du cheval, comme cheval (dressage attelé et/ou de conduite) et/ou comme cheval de dressage sous la selle. A part l’épreuve I.B.O.P on disposera ainsi d’un instrument de mesure pratique du point de vue de la technique de l’élevage pour juger les aptitudes des chevaux. Un autre avantage du test effectué dans le centre est de pouvoir juger le caractère et le comportement dans l’écurie.
Les résultats de l’A.B.F.P pourront aider l’éleveur à choisir un étalon qui est approprié à sa jument. L’éleveur a un jugement objectif de son cheval à sa disposition. Ce qui est important pour l’élevage, c’est qu’à long terme les résultats permettent de se faire une idée de l’hérédité des étalons.
L’intention du F.P.S est également de faire valoir l’A.B.F.P , à part l’I.B.O.P, comme l’exigence pour accorder la déclaration modèle. Après l’évaluation de ce premier A.B.F.P le nombre des notes obtenues devra être fixé.
La durée du test est de cinq semaines. Les chevaux sont entraînés 6 fois par semaine. Cinq fois par semaine des travaux adéquats qui seront intensifiés dans le courant de la semaine. Une fois par semaine des exercices de récréation et un jour de repos.
L’entraînement varié se compose de : 
- dressage
- conduite
- exercices à la longe
- travaux sur le terrain, entre autre entraînement du galop pour la mise en condition.
Les chevaux sont entraînés par des cavaliers formés spécialement à cet effet, puisque l’influence du cavalier / meneur ne doit pas être de poids déterminant. 
Les chevaux seront jugés cinq fois par un jury indépendant dont deux des membres seront désignés par le F.P.S et dont le troisième membre sera le chef de l’entraînement.
Sur une échelle linéaire qui va de 0 à 100 points, les caractéristiques suivantes seront jugées : pas, trot, galop, épreuve sous la selle, épreuve de trait, épreuve du cheval harnaché (les dispositions dans ce domaine). En outre seront jugés le caractère (aptitude à réaliser des performances), comportement dans l’écurie et finalement un rapport de l’entraînement sera établi.
A la fin du test les notes obtenues seront jugées par semaine, ensuite la note définitive pour chaque partie du test pourra être fixée. On a choisi cette méthode pour pouvoir tenir compte du développement des performances du cheval et des différences d’âge.
Après jugement final le propriétaire du cheval recevra un certificat accompagné de la liste des obtenues ».


Tout ceci nous amène donc à aborder le sujet de la Consanguinité chez le cheval Frison.
Depuis la création du Stud-Book et avec, l’entreprise de sauvegarde de la Race, le F.P.S. a mis en place un système de calcul du coefficient de consanguinité pour chaque Frison répertorié (c’est à dire avec des papiers !).
Le but étant, bien entendu, d’optimiser la sélection et ainsi de donner aux éleveurs un critère de plus dans leur choix pour les aider au mieux à palier aux risques liés à la consanguinité, la race ayant été sauvée de justesse.
Ainsi, chaque éleveur dispose d’une somme d’informations, comme nous l’avons vu précédemment, ayant trait aussi bien à la jument par le biais de son pedigree et/ou des tests qu’elle a elle-même effectués (IBOP / ABFP), qu’à l’éventuel étalon choisi pour la couvrir par son pedigree, et différents tests et examens de contrôle subis par celui-ci.
Un étalon ayant été approuvé sur sa descendance, a donc fait ses preuves en tant qu’améliorateur ; alors qu’un tout jeune étalon fraîchement sorti de Drachten, ne peut être choisi que par rapport à son extérieur (morphologie), à son pedigree et aux notes et appréciations obtenues lors du testage et non bien évidemment sur ce qu’il n’a pas encore produit, mais plutôt sur ce qu’on espère qu’il transmettra (son capital génétique). Reste donc à projeter nos « espérances » sur la jument pour en améliorer les défauts mis en évidence sur son Lineair Scoren et/ou sur la qualité de ses notes obtenues en épreuve IBOP par exemple, bien que l’un découle de l’autre. En effet, si par exemple la jument à une encolure courte, il se peut qu’elle n’ait pas obtenu une bonne note au galop par manque d’équilibre donc de régularité. On orientera notre choix de ce point de vue vers un étalon ayant une belle longueur d’encolure.
Mais tout n’est pas aussi simple et il faut prendre beaucoup de recul vis à vis de tous ces indicateurs car ils ne sont là que pour rationaliser ce qui relève du mystère de la genèse.
Ils sont néanmoins très utiles car ils servent en quelque sorte de « garde fou » afin de nous faire mesurer l’importance de nos choix ; bien que certains n’hésitent pas, encore de nos jours, alors que la race ne craint plus de disparaître, de faire de « l’inbreeding » en français quelque part de « l’inceste » au risque de produire des « tarés ».

Il est certain que la pureté d’une race tient à la pureté de son sang. L’absence d’apport de sang (de gènes) extérieurs à la race entraîne des conséquences pratiques (relevées dans toutes les espèces) telles que les difficultés de reproduction (infertilité, fertilité complexe, complications post-partum…) des sensibilités à certaines affections (cardiaque, pulmonaire…) des malformations congénitales touchant souvent l’appareil locomoteur (problèmes d’accrochement de rotule…) ou d’ordre psychologique avec des troubles du comportement pour les moins dangereux dans leur rapport avec l’homme.
Le Frison est un cheval unique et il incombe aux éleveurs qu’il le reste.
C’est entre autre, une opportunité qu’offre l’A.F.C.F. à ses éleveurs adhérents par le biais d’une information totalement « neutre » (dépourvue d’intérêts financiers !) quant aux choix d’élevage en matière d’étalon.

Les concours d’élevage

Chaque année ont lieu sur l’hexagone plusieurs concours d’élevage répartis par région et regroupés généralement sur 2 week-end.
L’A.F.C.F est le seul organisme en France à organiser des concours d’élevage, sous l’égide du F.P.S. Un jury composé de juge hollandais officiels du F.P.S se déplace tous les ans donc, afin d’inscrire les poulains au Livre des Poulains (Veulenboek), de délivrer des primes FPS à l’élevage, d’inscrire les juments et les hongres au Stud-book avec éventuellement un prédicat Ster comme expliqué précédemment.
L’A.F.C.F peut également remettre des Prix, différents des primes du FPS. Ils sont délivrés lors du concours selon jugement du jury FPS mais sont de moindre importance. Ils sont bien souvent un encouragement à l’utilisation du Frison et ne sont en aucun cas inscrits sur les papiers d’origine. Ils sont représentés en général par des flots ou plaques aux couleurs de notre Association.

Lors des concours, nous voyons des juments seules ou suitées, des hongres, des entiers. 
Les poulains doivent être présentés sous la mère et après jugement ils reçoivent une puce électronique. Les juments et les hongres en âge de rentrer au Stud-book (à partir de 3 ans)
sont toisés afin de vérifier qu’ils correspondent au standard de la taille pour leur catégorie ; ces indications sont notifiées sur le papier officiel.
Les entiers désormais peuvent recevoir le prédicat Ster mais ne sont jamais primés.
Les poulains mâles ne sont jamais primés dès lors qu’ils ne sont plus sous la mère ; ils sont tout de même classés et l’on peut demander l’avis des juges.
Les concours se déroulent par catégories, comme suit :
I – Poulains et pouliches de l’année
II - Poulains et pouliches de 1 et 2 ans
Le meilleur poulain ou la meilleure pouliche de l'année et la meilleure pouliche de 1 et 2 ans concourent pour le Championnat Jeunesse. 
III – Juments de 3 à 7 ans
IV – Juments de 7 ans et plus 
La meilleure jument de chaque catégorie (III et IV) ainsi que le meilleur Hongre concourent pour le Championnat Adulte. 
Et enfin les champions s’affrontent en une ultime présentation pour la place de Champion de la Journée. 
V – Hongres et entiers non destinés à la reproduction
VI – Meilleur cheval sous la selle
Selon la région de concours et les possibilités d’organisation cette catégorie peut ou pas avoir lieu. Cette épreuve est réservée à tous les chevaux montés (hongres, entiers, juments). Les chevaux sont présentés ensembles sous la selle aux trois allures et sont classés en fonction de leurs aptitudes et de leurs allures.
Pour être inscrits au concours les chevaux doivent avoir leur papier FPS en règle, c’est à dire au nom de leur propriétaire, ce dernier devant être, lui-même, à jour de cotisation auprès de notre association. Le cheval doit être également identifié auprès des Haras Nationaux et de ce fait posséder un document SIRE et avoir son carnet de vaccination à jour.
Avec les inscriptions sont précisés quelques conseils afin de présenter au mieux son Frison devant les juges.
Ces journées de concours offrent la possibilité à chacun, éleveur, utilisateur, amateur de se rencontrer et d’échanger sur leur passion commune : le Frison.

Le 14 Septembre 2002, pour fêter le 20ème anniversaire de l’A.F.C.F., nous avons exceptionnellement organisé un grand concours national sur le parc F.F.E de Lamotte Beuvron. Nous avons eu la joie de partager, sous une belle journée ensoleillée notre passion avec un public venu en masse admirer pas moins de 5 étalons Stamboek, et prêt de 200 chevaux frisons. Nous espérons pouvoir renouveler cet évènement, peut-être avant la prochaine décennie et éventuellement sous une autre formule, nous y réfléchissons !


http://www.af-cheval-frison.com/content/cheval/elevage.php
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Jean
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